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HISTOIRE DE LA CHU1IE.
S’adressant ensuite aux adeptes, il leur dit :
« Sachez maintenant, amis qui cultivez Fart de faire de I'or,qu’il saut pr6parer les sables (ψάμμους) convenablement et sui-vant les regles de Part; sans cela, Fceuvre n’arrivera jamais äbonne fin. Lesanciens donnentle nom d esables auxsept'mötaux,parce qu’ils proviennent de la terre, des minerais, et qu’ils sontutiles. Tout le monde a ecrit sur ce sujet. »
Lesarcheologuestrouveront dansles commentairesd’Olympio-dore quelques donnees interessantes sur l’alchimie pratiquee enEgypte (voy. les n os I et II de FAppendice), le lombeau d’Osiris, etles caracteres ou eldments saeres (voy. le n° lüde FAppendice).L’auteur nousapprend, entre autres, que les hiörogrammates re-pr6senlaient le monde sur les obelisques en caracteres hiöratiques( ίερατιχοϊς γράμ'μαοι) par un dragon (serpent) qui se mord la queue(voy. le n° IV de FAppendice ). On y rencontre aussi quelquesfragments pröcieuxde Thales, deDiogene, de Xönophane, d’Höra-clite, d’Hippasius, de Parmönide et d’autres philosophes grecsdont les Oeuvres ont p6ri (n° V de FAppendice ). *·
§ 20 .
Uemocrite (Pseudo-Dömocrite).
II ne saut pas confondre ce Dömocrite avec l’ancien philosophequi porte le mßme nom.
Les philosophes de l’ecole d’Alexandrie, les Grecs du Bas-Em-pire, qui ne se piquaient pas d’une grande probite littöraire, seplaisaient, ä defaut d’idöes , ä se parer des noms les plus illustresde PantiquitA Homöre, Hösiode, Platon, Aristole, tous ces nomsfurent usurpös, aux premiers siöcles de l’ere vulgaire, par d’obs-curs scoliastes et par des alchimistes.
Sans doute plus d’un Grec peut s’appeler Dömocrite, commeplus d’un Fran^ais porte le nom de Rousseau. Mais, lorsque lepseudo-Dömocrite a soin, comme c’est ici le cas, de faire croire
II paralt signifier tantöt nn Instrument chimique, tanlöt un acide, puisqu’il dtait,comme le νιτρέλαιον, destind ä attaquer les metaux. Serait-oe l’acidedu sei marin,acide chlorhydrique qui est appele plus loin (p. 283) ύξάλμη ? Voy. Thesaurusgrxcx lingux, au mol όξάλμη, tomeV (ddit. d’Ambroise Firmin Didot).
M. Hase a adopte la valeur de ce mol, teile que nous l’avons diterminfee.