DEUXIEME EPOQl'E. 341
decine et la chimie. Gräce L ses taients, il parvint ä unegrande cdldbrite, et fut nomme medecin en chef du grand hö-pital de Bagdad, ce qui lui donna les moyens d’augmenter lasomme de ses connaissances. II visita l’Afrique et BEspagne.Atteint d’une cataracte, il se refusa ä etre operd, parce que lechirurgien qui devait faire Bopdration ne savait lui rbpondre ä laquestion : Combien Beeil a-t-il de membranes ? — Il mourul aveu-gle, ci l’äge de quatre-vingts aus.
Gmelin, dans son Histoire de la chimie, ne mentionne pas lesouvrages chimiques de Rhases (1), qui setrouveut dans la collec-lion des mss. de la Bibliotheque impdriale, et qui out pour titre :
Liber Laxis qui dicitur lumen luminum magnum (2).
L’auteur parle, dans ce petit traitd, en termes obscurs et am-bigus, d’une huile obtenue par la distillation de 1’atrament (sul-fale de fer). Cette huile (oleum) ne?pouvait 6tre que Vhuile devitriol (acide sulfurique ). Le rdsidu de la distillation etait ducrocus ferri (peroxyde de fer). Cdtait donc de 1’huile vitrioliquesemblable a celle de Nordhausen que Rhases preparait par ladistillation du vitriol de fer. Il est mdme probable que cet acidedtait deja connu avant Rhases, surtout h une bpoque ou la dis-tillation dtait, ainsi qu’elle Best encore, une operation capitalepour les chimistes.
Liber perfecti magisterii Rhasei (3).
L’auteur commence par donner a Balchimie le nom d’as-tronomie infbrieure (astronomiam inferiorem ), par opposition aBastronomie proprement dite, qu’il appelle superieure, parcequ’elle traite des astres du ciel en rapport avec les astres de laterre, c’est-a-dire les metaux. A 1’exemple des anciens philoso-phes, il ad met quatre dlements.
Il est question, dans ce traite, de la prdparation de la tutie
(1) D’apifes Abou Obaiali, i! composa 226 volumes, dont la plupart sont perdus;quelqiies-uns ont traduits de l’arabe en böbreu et en latin.
(2) Manuscnt n° 6514, foi. 113 recto (quatorzi&ne sitele).
(3) Möine manuscrit, fol. 120 verso.