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11IST01KE DE IA CHIMIE.
loutefois qu’ils soient tous authentiques. On aurail pu faire unbstcher el y brüler son corps avee ses seuls ecrits. Iis concer-nent Ia thöologie et Ia philosophie plutöt que Ia chimie.
Les livres qui traitent de Ia chimie on de 1’alchimie nous in-t6ressent ici plus particuliärement que les autres. En voici uneanalyse succincte, en commenQant par le plus remarquable deces livres.
De alchimia (1).
Ce traitö, empreint d’un grand esprit d’impartialitö et tres-clairement 6crit, nous donne une idöe exacte de l’etat de I'al-chiinie au moyen äge.
L’auteur commence d’abord par döclarer qu’il est impossiblede tirer quelque lumiöre de la lecture des dcrits jusqu’alorspublies sur l’alchimie; ils se conlredisent, en esset, et ne tien-nent point ce que leurs titrespromettent. «Ils sont, dit l’auteur,vides de sens et ne renferment rien de hon (2). »
« J’ai connu, ajoule-t-il, de riches savanls, des abbös, des di-recteurs, des chanoines, des physiciens et des illeltres, quiavaient perdu leur argen! et leur temps dans les recherches decet art. Neanmoins ces exemples ne m’^nt pas decourage. Jetravaillais sans reläche, je voyageais de pays en pays, en niedemandant : Si la chose est, Comment est-elle? et si eilen’est pas, Comment ne l’est-elle pas? Enfin, j’ai persövörd jus-qu’ä ce que je sois arrive ä reconnaitre que la Iransmutation desmttaux en argenl et en or est possible (3). »
En lisant ces paroles si simples, si eloignees de tonte em-phase, on est, malgrd soi, porlö ä croire que la transmulationdes m6taux est chose possible. Faut-il donc s’etonner qu’il y altencore aujourd’hui en France, et surtout en Alleinagne, des alchimistes?
Voici les conditions que doit, selon l’auteur, remplir unalchimiste :
(1) Opera omnia, etc., vol. xxi. — Theatr. ehern. ,i. n — Vera alcliemiee ar-tisque metallicac doctrina, vol. I. — Selon Fr. Gmelin, l’auteur du Traitä d'alclii-mie est postirieur ä Albert le Grand.
(2) luven! eos (libros) vaeuos esse ab orani profecluetab orani bono alienos.Theatr. chim., t. II, p. 459
(3) Donec luven! esse possibilem transruutationem in Solem el Lunam. Ibid.