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1IIST01RE DE DA silllSIIE.
Angleterre.il employa trente ans de sa vie a la recherche de lapierre philosopliale, et Iaissa nn traite ( Testamentum ) aussiobscur qu’insignißant (1).
§ 20 .
Pierre le Bun «le Lombardie.
11 ne saut pas confondre l’auteur de la Perle precieuse, servantd'inlroduction ä la chimie (2), avec le cölebre philosopbe scolas-tique, l’auteur des Sentences et disciple d’Abeilard.
Pierre le physicien (alchimiste) est moins ancien: il vivait aucommencement du quatorzieme sifecle; car il nous apprend Iui-meme qu’il etait physicien de Ferrare, et qu’il composa son ou-vrage ( Margarita pretiosa) en 1330, dans la ville de Pola, de laprovince d’Istrie.
L’ouvrage que nous venons de citer est rempli de considera-tions thöoriques qui tömoignent d’une grande habiletd de dialec-tique, mais de fort peu d’esprit d’observation.
« 11 y a,.dit l’auteur, sept esprits alchimiques, dont qualreprincipaux, savoir : le mercure, le soufre, l’orpimenl et le sei'ammoniac; et trois d’un ordre secondaire : le vitriol, 1’ainiantetla calamine. C’est avec les metaux et avec ces esprits qu’il tautfaire la pierre phiiosophale. Les mdtaux seuls ne sufiisent pas;car ce serait faire un corps sans 4me. »
Pierre le Bon nous apprend que les alchimistes entendent parpoison ( venenum ) toute substance qui (ue les metaux, c’est-a-direqui se combine avec les mdlaux en les alterant. «C’est, ajoute-t-il,pour ne pas avoir compriscela, que certains adeptes ont chauffele mercure avec de rentables poisons, tels que 1’aconit, la cigue,lavipere, etc. 11 n’y a que les poisons mindraux, tels que 1’arsenicet le soufre, qui tuent (alterent) le mercure, parce qu’ils sont dememe nature que lui. »
( 1 ) Museum liermeticum reformatum et amplificatum; Francos., 1677, iu-4“.._ Midi. Meyer, tripus aureus; Francos., 1618, in-V.
(2) Margarita pretiosa novella correctissima, exhibens intrortuctionem in artemchemiae integram, anle annos plus minus ducentos septuaginta composita, auc-lore Petro ßono Lombardo. Mangel, Bibi, c/iim., t. ir. Theatr. ehem., t. v,—Oncite encore du mSme auteur: De secreto omnium secretorum Dei dono; Venet.,1546, in-8. Epistola ad amicum, et d’autres ecrits citds, par Borei.