440
HIST0II1K T>E LA CHIMIE.
lons, continue-t-il, asin d’arriver h faire ce que la nature operedans le sein de la terre. C’est pourquoi le soleil est le pere, etla lune la mere (4). »
L’auteur anonyme de ce Commentaire ne peut pas etre ante-rieur au quatorzieme siecle, car il cite Raymond Rulle.
Dans le mdme manuscrit on trouve une sdrie de Receptes al-chimiques, moitie en latin , moitid en frangais.
Fol. 69 : « S’ensuvvent plusieurs gentillesses.et receptes dignesde memoire.
« Ponr fondre cristal et semblables choses.
« Prins salis petre, borrax, ceruse ana (parties dgales), mesleensemble bien pulvdrise avec huyle d’oeufs, ainsi comme pasteet seiche; icelle poudre faira fondre le cristal et aultres chosessemblables. »
Fol. 69 verso : « Pour faire bons cremetis.
« Prins des potz des verriers ou l’on fait le voirre, qui nevallent plus rien, et soyent tres bien battuz en ung mortier defer. »
L’auteuryfaitensuile ajouter du carbonate de potasse (cendreselavellees), et fondre le tout.
Fol. 70 verso : <> Pour faire bon lut des philosophes.
« Prenez parties dgales de verre, de chaux vive, de briquepilde et de cdruse; pulverisez bien toutes ces substances, etfaites-en une pLte homogene avec du blaric d’ceuf (2). »
i ut modo loquendi utar nostrorum) tota species abolitur; sed in (erra subindividuo corrupto serratur species , quia natura ingeniavit ad renovandumsuas species. Granum nostrum quod ars nostra quaerit primaria productionenatum; procedit ex commixtione quatuor elementorum in quamdam con-densationem vaporosam, ex qua quaedam nascitur aqua, quas dicitur mate-ria mercurii, cujus minera quasdam oritur, ut terra quam vilriolnm nomi-nant, qux in se dicitur habere foetentem spiritum.
(1) Laborantes ergo ut habeamus super terram late quale natura sibi fa-bricavit sub terra. Unde pater ejus est sol , mater vero luna.
(2) Recipe vitri partem i, calcis vivae partem i, tegularis pulveris partem i,terusae partem i. Et lisee omnia piilverisentur optime et impaslentur cum albu-mine ovi.