DEUXIEME EPOQUK.
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L’auteur des Receptes alchimiques, dont ia plupart porlent uncachet vraiment pratique, n’est pas indique dans ce manuscrit,qui parait remonler au regne de Louis XI ou de Charles VIII.
§ 24 .
Odomar.
Le moine Odomar pratiquait l’alchimie ä Paris vers le milieudu quatorzieme siede, sous le regne de Philippe de Valois. 11conseille, dans sa Praclica ad discipulum , de se prdserver ducontact des vapeurs mercurielles, et en göndral de toutes les va-peurs alchimiques, en se bouchant les narines awc du colontrempd dans de l’huile de violettes (t;.
II enseigne ä prdparer l’eow regale , qu’il appelle eau de calci-nation de tous les metaux [aqua calcinationis omnium metallo-rum), en soumettant ä la distillation un mölange de partiesegales de Vitriol romain, de nitre, et de deux parties de seicommtin (2). « Celte eau, ajoute-t-il avec raison, corrode tous lesmetaux. »
m.
Ortholain.
Orlholain exercait ä Paris l’alchimie, a peu pres en mömelemps qu’Odomar.
Un sait digne de remarque, c'esl que les öpoques auxquelleson cultivait le plus ardemment l’alchimie , ä Paris, coincidenlprdcisöment avec les regnes des rois Jean, Philippe le Bei, etc ,accuses par l’opinion publique d’avoir altörö les inonnaies.
Maitre Ortholain publia, en 1338, sous le regne de Jean, saPratique alchimique ( Praclica alchimica), oü il decrit minutieu-sement, et en termes parfaitement clairs, la pre paralion de
(1) Practica ad discipulum.Gratarol, 1'ero alchim., t. ii. Theatr. ehem., t. m.
(2) L’acide sulfurique du s n I sa te de ler, en reagissant siir le nitrale de polasseet sur le cliloruie de sodium , donne effectivement raissance a un melange d’acidenitrique et d’acide chlorhydrique ou d’eau rdgale, qui passe dans le rdcipient. IIreste dans la cornue une combinaison d’oxyde de fer avec la sou le et la po-tasse.