Band 
Tome premier.
Seite
443
JPEG-Download
 

]>HU.\JE>m EIMjglE.

i«

eaux ardentes , parce qu’un drap trcmpe dans ces eaux briilesaus se consumer. Si le drap n’est pas reduit en cendres,c’est le phlegme (eau) de 1’eau ardenle qui l’cn prdserve {nonconsumitur, et hoc est propter phlegma quod inest in ipsis).Pour separer ce phlegme, bn säumet chacune de ces eaux■ Ia premiere, la deuxieme et la troisieme) ä une nouvelle distil-lation, a un seu tres-modere ( cum igni mediocri, non nimis forti),et apres que les deux tiers ont passe dans le recipient, on arrelel’opöralion; ce qui reste dans le matras est rejetb. On renbuvellela möme distillation trois Ibis, jusqu’ä ce qu’on obtienne de1’eau-de-vie rectifice ( aqua vites rectificata). On reconnait quecelle-ci est parfaite lorsque le drap qui en est impregne bridetout a l'ait, de maniere ä se reduire en cendres (1). »

A eöte de ces faits, exposes avec une extrßme clarte, onrencontre l’influence alors toute-puissante des doctrines alchi-miques.

Voici le moyen qu’enseigne Ortholain pour prbparer l’ßlixirqui do it changer le plomb en or :

« On fait, pendant douze jours, digdrer dans du furnier decbeval des sues de mercuriale (mercurialisi) , de pourpier [portu-laca) et de chelidoine ( chelidonia). Au bout dc ce temps, on enre Ii re, par la distillation , un suc rouge. On reinet Celui-ci dansdu furnier de fcheval; il en provient des vers qui se mangent lesuns les autres jusqu’ä un seul. Celui lä, on le soigne palticu-lierement; on le nourrit avec les trois plantes indiquees, jus-qu’ä ce qu’il soit devenu gros et semblable ä un crapaud. Alorson bouche le vase, on le met sur le seu, et l’animal meurt aus- 1 2sitöt; puis on 1'incinere de maniere ä le reduire en poudrc.linfin, cette poudrc est mßlße aveb l’buile de vitriol jusqu’ä con-sistance päteuse. Pour l’eprouver, on la projette sur du plombfondu. Si le plomb est teint et se convertit en or pur, l’oeuvrcsera par fait (2). »

(1) Kt si pannus lineus in ipsa tingatur'et igni approximatur, inllanimatnr etconsumitur; et lioc est certum signum perfectionis. Thealr. ehem., t. iv, p. 1038.

(2) Theatr. ehem., t. iv, p. 1041.