HISTOIHE DE LA CIIIMIE.
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Veau-forle (acidc nitrique). « Rejetez, dit-il, les prcmveresgoultes qui passcnt a la distillation, ear c’est. de l’oau. N’ap-posez le recipient que lorsque vous verrez qu’une goattc daliquide que vous ferez tombcr sur une lame de couteau I’allaqueavec elTervescenec. Ayez soin de bien adapter le recipient aubec de l’alambic; et. chaufsez la cucurbite sur un bain decendres, d’abord lenleinent, puis ä un feu plus violent, pen-dant plusieurs heurcs , jusqu’ä ce qu’il ne passe plus rien ii ladistillation (1). »
« Je sais , ajoute maitre Ortholain , que l’eau-forte ne dissoutpas l’or, et que , pour le dissoudre, il saut jdindre a celte eau lesei ammoniac; mais je ne veux pas en entendre parier, pareeque c’est ainsi qu’on detruit tont le roetal et son humeur radi-cale. »
Le meine auteur nous apprend que, pour pröparer le gründelixir, on emploie le mercure, le soufre jaune (soufre ordinaire),le soufre vert (vilriol) et le soufre blanc (salpetre).
Ortholain fält jouer un röle important ä l'intluenee des quatreSaisons, des se.pt planetes et des douze signes du zodiaque.
Daus un chapitrc remarquable sur la distillation du vin, ildecrit les eaux-de-vie de differents degrds de concentration , etil indique la pröparalion de la quintessence ou plutöt de lapritnr.-essmce , qui elail l’esprit-de-vin absolu.
« Mcttez, dit-il, du vin blanc ou rouge de prentiere qualiledans une cucurbite surmontee d’un alambic, que vous chaul-ferez sur un bain de cendres. Le prdduil de la distillation doitelre divise en cinq parties : le liquide qui passe le premier estplus fort et plus noble, que les autres. paree qu’il renfe'rmebeaucoup de quintessence; eelui qui vient apres est beaueoupmoins fort. le troisieuie l’est moins encore, le quatrieuie nevaut rien.du tout; quant ä la cinquieme partie, eile reste commerösidu dans la lie au fond du matras. Le recipient est change iides Intervalles egaux. Chacune de ces eaux est söparde, et con-servöe dans un vase particulier. Les trois prernieres sont des
(I) Practica vera nldiimic.a >>e> magistrum Oilliolamirn', Parisiis probatae! ev-perta,sub anno Doni. MCCCI.V1I1. Thentr. chem.,\v, p. 1028.
Dimiltantnr priman sexdecim giilla; cadere, anlcpiam recipiatur (liquor ), etcertum signum esi, quando aqua phlegmatica exivit, quod homo ponat unum cul-tellum modicum calefactum sub naso alambici, et exspectet donec una gutta cadatsuper cultellum, quod si bulliat et nigrescat, Ium incessit aqua phlegmatica, ctc.