HISTOIRE DE LA CHJWIE.
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§ 31.
Nicolas Flamel.
Nicolas Flamel, natif de Ponloise, pres de Paris, occupait,vers la fin du quatorzi^me siede, une dchoppe d’ecrivain publicpres de l’dglise Saint-Jacques de la Üoucherie, et vivait, avecsa femme Perrenelle, du revenu de sa modeste profession. —C’est lui-mßme qüi nous apprend Comment il parvint ä possederla pierre pliilosophale, et Comment, de pauvre qu’il etait, ildevint un des hommes les plus riches de son temps. Laissons-leraconter son histoire :
« Encore que moy, Nicolas Flamel, escrivain et habitant deParis en cette annde 1399, et demeurant en ma maison en la ruedes Escrivains (1), pres la chapelle Saint-Jacques de la Bou-cherie; encore , dis-je, que je n’aye appris qu’un peu de lalin,pour le peu de moyens de mes parents, — je n’ay laisse d’en-tendre au long les Eures des philosophes, et d’apprendre eniceux leurs taut occultes secrets. — Donc moy, Nicolas Flamel,escrivain, ainsi qu’apres le deceds de mes parents je gagnoisma vie en nostre art d’escriture, faisant des inventaires, dressantdes comples etarrestant les despenses des tuteurs et mineurs, ilme tomba entre les mains, pour la somme de deux ilorins, unliure dore fort vieux et beaucoup large; il n’esloit point en papierou en parchemin comme sont les autres, mais seulement ilestoit de cuivre bien delie, toutes gravees de lettres ou figuresestranges; et quantä moy je croy qu’elles pouvoient bien estrede caracteres grecs ou d’autre semblable langue ancienne. Tanty a que je ne les sqavois pas lire, et que je sqay bien qu’ellesn’estoient point notes ny lettres latines ou gauloises; car nous yenlendonsun peu. Quant au dedans, ses feuillesd’escorce esloientgravöcs et d’une tres grande Industrie, escrites avec une pointede fer, en belles et tres nettes lettres latines colordes. II conte-
ouvrages (sans indication de date ni de lieu ) qii’il nous a 616 impossible de retrou-ver iii (Jans les bibliolbbqnes publiques de Paris, ni dans le calaiogue generat desinanuscrits des bibbotheques de b'rance, d’Espagne, d’ltalie, etc., pnbli6 parHaenle, fceips.,'1830; landisque d’aulres ouvrages, que nous avons fait connaltre,n’ont pas etc indiques par ces auleurs.
(1) Celte nie porleaujomd’bui le nom de Nicolas Flamel.