HISTOIRE DE LA CHIMIE.
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Iraversenl l’air, et du mouvement perpetuel des corps celestes.Le soleil n’est par lui-meme ni froid ni chaud, mais son mouve-ment donne naissance ä Ia chaleur qui pönötre dans Ies enlraillesde Ia terre (1). » On voit que , dans 1’opinion de 1’auteur, Ia cha-leur n’est qu’un mode de mouvement. C’est Ia maniere de voirdes physiciens d’aujourd’hui.
Les Berits de Bernard de Trevise ont et6 pendant longtempsfort recherchös par les alchimistes. *
§35.
Harsiie 1’ioin (nd en 1433 , mort ä Florence en 1499).
Marsile Ficin, Phomme le plus savanl de son epoque et propagateur zelö de Ia philosophie de Platon (2), est mis aunombre des alchimistes. Les occupations astrologiques aux-quelles il s’ötait livre, concurremment avec ses etudes philoso-phiques, devaient le conduire tout naturellement aux theoriesde 1’alchimie. Le livre Dearte chemica, attribue it Marsile Ficin,ne renferme aucune observation originale (3); il ne fait que re-produire les idees spßculatives et alldgoriques des alchimistesde 1’ecole arabe.
§ 36.
Anrach. — Koffky. — G. Ang'elus, etc.
Georges Aurach, de Strasbourg, se fit remarquer par ses tra-vaux alchimiques vers Pannee 1470. Il a ecrit un traite sur la-pierre philosophale (4). Lenglet-Dufresnoy lui attribue un Rosaireet un ouvrage allögorique intitule le Jardin des richesses (5).
Vers la mßme ßpoque se firent connattre, par divers derits
(1) Thealr. ehem., 1. 1 , p.766.
(2) C’est ,4 Marsile Ficin que nous devons les traductions de Platon , de Plotin ,de Jamblique, de Proeliis, etc., ainsi que des ecrits originaux consacres 4 1’dtudede la philosophie platonicienne et ndoplatonicienne.
(3) Liber de arte cliimica. Mangel, Biblioth: chim., t. ii, p. 172-183.
(4) De lapide philosophorum, qui de anlimonio minerali conficitur; Basii.,1680, iu-8.
(5) Histoire de la philosophie hermelique,l. m, p. 107.