TROISIEME EPOQDE.
I
SECTION PREMIERE.
§ 1 -
Apercu fjcncral dujseizieme nicd« .
Les gaerres de religion sont le centre aatour duquel gravitetoute l’histoire du seizieme siöcle.
L’Eglise avait depuis longtemps reconnu la nöcessitö d’unereforme, et le Concile de Constance l’avait lui-meme proclameesolennellement; mais cette röforme ne devait porter que sur ladiscipline. Plus liardis, Luther et Calvin portörent la maln sur ledogme; prositant de quelques fautes commises par des subal-ternes, ils en accuserent loute la papautö. Au lieu de travailler,selon l’esprit de l’Evangile,ä la fraternitö deshommes, ils allu-mörent le feu de la discorde et saperent les fondements de l’u-nitö chrötienne.
Luther et ses disciples auraient, comme tant d’autres, echouddans leur entreprise, si des princes puissanls ne s’en ötaientpas constiluös les Champions. Dös lors la lutte,qui n'avait encoreeclatöqu’en paroles, se traduisit en actes sanglants. Deux partisse trouvaient en prösence : les catholiques et les proteslants.Les ducs et electeurs deSaxe, de ßrandebourg, du Palatinat,prennent la döfense du protestantisme, moins par conviction queparce que le clergö catholique ötait riebe, beaucoup trop riebe,et qu’il y avait lä un opulent hör!tage ä recueillir. C’est ainsique tot ou tard les hommes sont punis par oü ils ont pöcbö. Toutse liquide ou s’expie.
Entre les mains des princes, la religion ne fut presque jamais,chose triste ä confesser, qu’un Instrument depolitique ou de do-mination. Frangois I er , le protecteur et le restciurateur des arts etdes letlres, encourageait seerötement les protestants d’Alle-
HIST. llfi l,\ rrmilP.. — T. II. 1