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Tome second.
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. HISTOII! 15 I)E LA CHIMIE.

magne, faisait des Turcs ses allies, pendant qu’il faisait, enFrance, brüler les huguenots. Henri II, Catherine de Mödicis,Henri III, exclusivement guides par des vues politiques, in-clinaient ostensiblement tantöt du cöt6 des catholiques, tantötdu cöt6 des sectateurs de Calvin. Henri IV rentra dans le gironde I’Eglise, estimantque Paris vaut bien une messe. La conduitedes princes allemands, et particuliferement celle de Maurice deSaxe ä I'ögard de l’empereur Charles-Quint, montre que la reli-gion n’dtait pas non plus pour eux une affaire de conscience.Henri VIII, roi d’Angleterre, en döpit de son titre de defenseurde lafoi, döcernä par le pape, fut lui-mtzme, pour des motifshonteux, l’auteur d’un schisme nouveau, etsema les dissensionsciviles et religieuses qui sirent de la Grande-Bretagne le tbäLtrede scenes sanglantes.

Pendant que la France, PAlIemagne, l’Angleterre, s’entre-d6-chiraient au nom d’une religion dont le premier prßcepte estl’amour du prochain, l’Espagne marchait rapidement dans lavoie de la decadence. Le despotisme du sombre et fanatiquePhilippe II provoqua le soul&vement des Pays-Bas. L’indepen-dance proclamöe par les Provinces-Unies, que le successeur dePhilippe II fut forcd ä reconnallre, porta le coup de grilce ä lamonarchie espagnole, qui perdaitau dehors sonascendant moral,tandis qu’au dedans l’inquisition fomentait la haine des ci-toyens. La rösistance opiniätre que les Hollandais opposerentaux volontes d’un roi de droit divin ötablissait un precedenl quine devait pas elre perdu.

Le charme qui jusqu’alors avait fascine les peuples assujettisdtait rompu. L’union de l’autel et de la royautö, qui avait 6t6consideröe comme une arcbe d’alliance, tomba tont L coup dansle domaine de la discussion publique. Un obscur moine lultantcorps a corps avec la papaute, et des marcliands roluriers clias-sant de leur pays un monarque de droit divin dans les Etats du-quel le soleil ne se couchait jamais, c’etait l,k un spectacle quidonnait ä reflechir au monde. l)6s ce moment le moyen äge6tait stni, unenouvclle öre avait commenci.

Le droit du libre examen et la liberte de conscience ouvraientun champ illimitö ä la raison et ä l’experience. Les Sciences netarderent pas ä profiter de Involution qui venait de s’opörer dansla pens6e de l’homme.

Les philosophes cessörent dejurerpar Arislote, P. la Uamee,