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HISTOIRE IJE Ι.Λ CIlIMtE.
S 13.
•tterctme Cardan (116 ä Pavie, en 1301, mort en 1376).
Tout a la fois malhdmaticien, inedecin, physicien, philoso-phe , Cardan rövele dans ses nombreux ecrits, qui ne forment pasmoins de 10 voluines in-lblio (Lyon, edit. Spon, 1663), un es-prit penetrant, subtil , et doue d’une profunde connaissance desanciens. Mais on chercherait en vain dans ces id6es 6parses unenchainement systematique. Enseignant et combaltant lour ütour les doctrines de 1’alchimie et de la kabbale, il m<Me lesobservations ies plus exactes auxlh(5ories les plus insoulenables,les vues les plus 61ev6es aux thöories les plus bizarres.
Cardan apparlient beaucoup moins ίι 1’histoire de la ehimiequ’ii celle de Ia philosophie. Nous n’avons de lui aucun traitbchimique ou alchimique speeial. Mais on trouve des notions in-teressantes relatives aux Sciences physiques et nialhemaliquesdans deux de ses ouvrages les plus remarquables, dont l’un estinlitule De subtilitate , et 1’aulre, De varietate rerum.
Un des chapitres les plus curieux de ce dernier ouvrage (1) estcelui qui traile des forces et des alim-nts du feu. L’auteur diviseimplicitement les corps en combuslibles et en non combustibles ,et il etabiit, contrairement a l’auloril6 de ses prädäcessonrs, quolefeu, principe destruclcur, n’est pas un 6lement.
Dans ce m6me chapitre , il est queslion d’un gaz ( flatus) qui« alimento la flamme et rallume les corps qui präsenten! unpoint en ignilion ». — Ce gaz ne peut 6lre que Voxygene ou leprotoxyded'azote. L’auteur remarque, enoutre, que «ce mtzmecorps existe dans le salpelre » (2).
Malheureusement ces observations sont trop isolees, et man-quent de tonte demonslration experimentale. On peut donc ap-pliquer ä Cardan ce que nous avons eu si souvent occasion de
(1) II. Cardani, Mediolanensis, medici, De rerum varietate , libri xvn; Basii.,1657, ίη-8°.
(2) Ibid., lib. x, c. 49,'p. 668. Contigit nt jam quasi exstinctus in llammamaccensus erumpat, oh salsedinem minorum et ob nitrum quod muris velpslis ad-haeret et lignorum cariem; quodcunque enim tlatuiu gignit e pruna, flammamexcitare solet. — lbid., p. 662 : Mira sunt quae ignis ostendit. — Nam candelaexstinctas non perfecte, imagines ori admovens revivescere, qui tibi sulptuir et Pe-troleum adesse non norit, admirabitur, etc.