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Tome second.
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TU01 SI EME EPOQliE.

tlire de beaucoupd’uutres philosoplies, cpi’ila seuleiuentenlrevuquelques'unes des decouvertes qui devaient elianger la j'ace dela Science. Les faits que ces entrevoyeurs connaissaient etaientpar rapport aux ddcouvertes reelles ce que les infinitesimalessont ä leurs integrales.

Le livre De la Variete des choses a beaucoup d’analogie avec laMagie naturelle de Porta : le lecteur y trouve des details non-seu-lement propres ä piquer la curiosite, mais qui peuvent aussi rece-voir d’utiles applications. Ony lit, entre aulres, que c’estavec dessubslances melalliques que l’on varic la couleur de la /lamme ; quel’on peut faire une bougie merveilleuse par sa couleur, son odeur,son mouvement et son bruit ( candela colore, odore, motu et slre-pitu admirabilis), avec 1 partie de nitre, £- de myrrlie, d’huilecommune, desuc d’epurge, de soufre, } de cire; et que l’onpeut faire marcher des oeufs sur l’eau, en les remplissant depoudre ii canon par une pelite Ouvertüre que l’on bouche avecde la cire (1).

Le long chapitre Sur la distülation ne renferme rien de nou-veau. II n’en est pas de mdme de celui qui traite Du verre. II vest dit que le verre mainlenu pendant quelque temps dans sondtat de liquefaclion par la chaleur perd sa transparence et de-vientopaque. Le verre cependant ne change pas decompositionchimique (2). C’est lä un de ces phdnomenes que les chimistesmodernes croient expliquer par Yisomerie, —un inot!

Gardan avait sur la nalure de l’air des idees fort justes;mais le mode d’analyse qu’il proposait ne porte que sur une partiede ce milieu ambiant, la vapeur d’eau. II se sert, ä cet esset, deboyaux ou de membranes animales, et apprdcie, d’apres leurdtat de contraction , la sdcheresse ou l’humidite de l’air. Gelteobservation devait conduire ä l’invention de Vhijgrometre (3).

Les anciens prdservaient les mdlaux de la rouille en les recou-vrant d’une couche de rdsine. Gardan et d’aulres physiciens pro-posaient l’huile au lieu de la resine. 11 ajoule que la rouille pro-vient d’un « humide aqueux » [ab humido aquco ); mais il ne

(0 ße rerum varietate , lib. x, c. 49.

(I) lbid. y lib. in, c. 14 .

(3) L’invention de l’bygromHre doil Äre, d’apres M. Libri, altribuee a Lionatilde Vinci. Voy. THstoire des Sciences mathematiques, par M. Libri, t. m, p. 53,nole 2.