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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
croit pas que le principe de Ia rouillc existe dans 1’air (1).
Dans son traitd De la subtilile (2), Cardan parle un peu detout. II y est question de physique, de mecanique, de chimie,de mdteorologie, d’astrologie , de Zoologie, de mddecine, desorcellerie, etc. Beaucoup demateriaux sont empruntds ä Pline,qu’il ne cite pas toujours. Dans le livre II, 1’auteur parle desi'eux d’artifice de Marcus Graecus, qu’il appelle Marcus Grac-chus (3). II y donne pour la compositiori de la poudre ä canonalors employee : 3 parties de nitre, 2 parties de charlton et1 partiede soufre. On voit que, comparativemcnt ü la poudre itcanon denos jours, Ia proportion de nitre est beaucoup tropfaible.
Cardan s’est impose un silence absolu en ce qui concerne lespoisons. « Un empoisonneur est, dit-il, beaucoup plus rudebantqu’un brigand. II est d’autant plus k craindre qu’au lien de vousaltaquer en face, il vous dresse des pieges presque inevitables.C’est pourquoi je me suis refusd non-seulement a enseigner ouexpdriinenter de pareilles choses ; mais je n’ai pas meme voulules savoir (4). »
D’autres dtaient k cet dgard beaucoup moins scrupuleux, td-moin J.-B. Porta.
§ 16 .
•lean-llaptiete I*orta (ne en 1Ö37, mort en 4013) (5).
Porta dlait un polyhistor, dans toute 1’acception du mot : lesmathdmaliques, la physique, la chimie, la mddecine, Phistoirenaturelle, toutes les Sciences lui dtaient familiäres. II nous ap-prend lui-mdme dans la prdface de sa Magia naturalis (G), ou-
(1) De rerum varietate, lib. iv, c. 16, p. 157 : Nam et sub terra ubi aer nonest corrumpuntur et multo magis (metalla).
(2) II. Cani. De subtilitate, libri xxi; Basii., 1553, ill-fol.
(3) De subtilitate, lib. ii, p. 36.
(4) Esi veneficus latrone eo deterior, quo difficilius est vitare clandestinas insi-dias quam manifestas. Quam ob rem non solum docere aut experiri, sed nequescire talia nolui.
(5) Voy., sur la vie et les ouvrages de J.-B. Porta, M. Libri, Uistoired.es Scien-ces mathemaliques en Italie, I. iv, p. 108-138.
(6) Jo. Baptista Porta, Magise naturalis libri w ; Naples, 1580, iu-solio. — Lapremtere cdition avait par» en 1584.