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Tome second.
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TROISIEME EPOQUE. 99

pendant plusieurs jours daus celte boite, et ne l’ouvrir que sousles narines de la personne endormie (1).

Apres avoir exposd ses recettes, l’auleur semble 6tablir troisdegr6s dans l’action des poisons narcotiques. Dans le 1 er degrö,il y a narcotisation proprement dite; dans le 2° degr6, ali4-nation temporaire (2); dans le 3 e degrö, niort.

C’est en d4passant la dose narcolisante de ces snbstances queTon entrait dans le domaine de la magie naturelle. Des metssaupoudr4s de stramoineou de racine de belladone saisaient ap-paraitre les visions les plus exlraordinaires. Porta dit avoir vu desindividus ainsi ernpoisonnös etre en proic ä d’afl'reuses hallu-cinations : ils se croyaient tous mdlamorplioses enanimaux; lesuns nageaient suv le sol comme des plioques; les aulres mar-chaient comme des oiesj d’autres broutaient l’herbe, commedes boeuls, etc.

Qui ne se rappelle ici la fable de Circc, qui cliangca les Com-pagnons d’Ulysse en pourceaux? '

On sait que ces sortes de charmes sont, en general, de courleduree ; les facull4s, un moment troublees, ne tardent pas L ren-trer dans l’ordre.

Quand Porta parlait de ces poisons, l’expdrience en avait 6ledejä malheureusement l'aite en Italic. Uu’on songe aux Borgia!Combien d’empoisonnements sont restes inconnus, parce queceux qui en etaient les auteurs ou les viclimcs ne ligurent pasdans l’histoire!

La question de rendre Veati de mer polable a de tont lemps oc-cupö les philosophes et les chimistes. « S’ilestvrai, dit Porta,que les eaux douces des fleuves et des rivieres sont alimenteespar la mer, il saut que la nature possede lc secret de rendre l’eaude mer potable. Il saut donc observer la nature et l’imiter. Or ladistillatiou nous en fournit le rnoyen. » A cet esset, d conseille deconstruire un grand appareil distillatoire avec diverses modifica-tions, et il ajoute qu’avec '3 livres d’eau de mer, il est parvenu üfaire 2 livres d’eau douce (3).

Dans uuebapitre, intilule Mögen iVextraire l'caude l'air, I'au-

(1) Mag. nat. De med. experimenl., lib. V»I, I>. 151.

(2) Eaedem planla; qusc somnum inducunt, si pauto plus propinentur, dementant.Ibid.

(3) Mag. nat., Chaos, lib. xx.

1 ·.