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Tome second.
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HISTOIRE DE LA CIIIMIE.

idee anlicipee et sausse, quoique en apparence vraie et fondee sur1’experience.

Mais, nous aussi aujourd’hui, je le demande , ne serions-nonspas exposds a tomber dans des erreurs tout aussi graves , quipourraient etre relevees un jour par nos descendants? Connais-sons-nous bien tous les agents qui nous environnent, et quiexercent de pres ou de loin leur action incsssante sur tous lescorps de Ia nature? Nolre methode experimentale embrasse-t-elletoutes les condilions, tous les dlements nficessaires pour arrivera formuler des lois? Ces questions m^rileraient d’etre prises entres-sdrieuse consideration.

ilemmls. — II regne dans les ecrits de Van-Helmonl beaucoupd’incertitude au sujet des blements de la nature. L’autcur sem-ble tantot admettre, avec les alchimistes, trois elements, lesel, le soufre, et le mereure^ mais avec des restrictions dont, lesens n’est pastoujours bien saisissable (1); tantot ii partage 1'avisde certains philosophes de 1’antiquite , elablissant trois dlemenls,Vair, Ycau, la terre; car le fcu , ne se combinant pas materielle-mentavec d’autrcs corps, n’est pas, selon 1’auteur, un element.

Nous venons de voir quel role important ii attribue a Vectu. IIcompare encore l’eau au sangqui circule dans les veines et vivi 11 ele corps terrestre, et il explique la formation des monlagnes parles soulevements que l’eau produit dans le sein de la terre.

Enopposition avec les theories de ses predecesscurs, il demon-tretres-clairement que l’eau ne peutdtre transformee en air, nil’air en eau. « Sans doute l’eau, dit-il, peut etre reduite en va-peur; mais ce n’est lii que de Ia vapeur, c’est-a-dire de Peau dontles alomes sont rarefies, et qui se condensent aussi tot par 1’actiondu froid pour reprendre leur etat primitif (2). La vapeur d’eauqui existe dans I’air d’une maniere invisible, et qui se resoutdans cerlaines condilions en pluie , eslccllequi se rapproclie leplus de la nature des gaz (3). »

« Uair est, ajoute-t-il, un element sec qui ne peut etre liqudsiepar le froid ni par la compression; l’air n’est donc poinl une

(1) Ortus med., p. 65. Sunt sal, sulphur et mercurius, non quidem ut corporaquaedam universalia, quae cunelis speciebus sunt communia, sed partes suntsimilares, in cunctis corporibus, varietate triplici, pro seminum exigenlia dis-tinctae.

(2) Ibid., p. K4.

(3) Ibid., p. 75 ct 77.