TR0IS1EME EPOQUE.
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organiques faciles ä se corrompre, avait ete de tout temps unsujet d’dtude, obscurci par de vaines theorics (1). Boyle ne pouvaitmanquer de s’en occuper ulilement; et, en esset, il arriva ä ceprincipe fecond, que tout ce qui tend ä detruire l’influence del’air est le plus propre ä conserver les matieres organiques (-2).
Pour savoir ce que Boyle pensait de l’alchimie, il saut lire sestrait.es The excellence and grounds of the mechanical philosophy,et The origin of forms and gualities.
Nous savons dejäqu’il rejetaitla theorie, d’apres laquelle le mer-cure, le soufre et le sei sont les elements des metaux, sinon detous les corps de la nature.
« Quel que soit, dit-il, le nombre des ölömenls , on ddmon-trera peut-etre un jour qu’ils consistent dans des corpuscules in-saisissables, mais de forme et de grandeur determinees, et quec’est de l’arrangement et de la combinaison de ces corpusculesque räsulte une mullitude de cömposes complexes. Si nous cons-truisons, avec des briques de möme dimension et de meme cou-leur, des ponts , des routes, des maisons, uniquement par unchangement de disposition de ces maleriaux de möme espece,quelle variete bien plus grande de composes ne doit produirel’arrangement varie de ces corpuscules primitifs , que nous nesupposons pas tous d'egale forme comme les briques (3)! »
Boyle n’hesita pas ä revoquer en doute la tlidorie d’apres laquellel'eau est un corps simple : ilse fondaitsurce que, dansl’alimenta-tion des veg6taux, l’eau donne naissance ä des produits divers.
La Synthese, avons-nous dit, est'beaucoup plus ancienne quel’analyse. Ce n’est pas en ddscomposant le cinabre, mais eil formant avec du soufre et du mercure un compose rouge , jouissantde toutes les proprietes du cinabre naturel, que les alchimistesont constate les elements de ce corps. Il en a ete de meme debeaucoup d’autres substances.
En vertu de quelle loi ou de quelle force les moleeules se grou-pent-elles dans tel ou tel ordre pour produire un composd ?
Le mot d ’attraction ou d ’affinite n’ayant pas encore 6te inven-te, la reponse ä celte question 6tait aiors tres-difficile. Aussi nefaut-il pas s’itonner si l’auteur l'aborde avec quelque hesitation.
(1) Voy. plus haut, t. >, p. 211.
( 2 ) Usefulness of philosophy, vol. >, p. 52.
(3) The excellence and grounds, elc., vol. i, p. 193.