TROISIEJIE EPOQCE.
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Les Academies de Florence, dc Paris etde Londres, n’avaienlpas surgi Wut d’un conp. Avant lern· fonrlation on connaissaitddia FAcademie des Secrets qui s’eteignit avecPorta,et snrloutcelle des Lyncei, fondee vors 1602, ct qui, apres unc existencecourte mais utile, fut bientöt dissoule apres la mort du prince deCesi, le protecleur deGalilee (1). C’est donc ä l’ltalieque revienll’honneur de 1 'initiative de l’etablissement des societes savantesmodernes.
Des avant 1648, sous le regne de Ferdinand II, grand-ducdeToscane, on avail vuapparative une societe dont les travauxavaientparticuliörement pour objet les Sciences physiques (2). On ylaisait des experiences interessantes sur la conccntralion de l’es-prit-de-vin par la congelation; sur la quanlite de cendres eontenuesdans de la paille et dans plusieurs especes de bois ; sur la dissolu-tiondumercuredans l’eau regale, des perles dans le vinaigre; surle froidproduitpar l’evaporation de l’esprit-de-vin et de l’eau (3).Mais ce n’est qu’en 1657 que fut cröee l’Academie del Cimento,sous le patronage du prince Leopold, frere du grand-duc Fer-dinand II (4). Leite celebre academie, qui compta au nombrede ses membres J.-A. Boiielli, Alex. Marstcli, A. Oi.iva, Fr.Retii, ne publia ses travaux que dixans environ apres sa sonda-tiou offieielle. Mallieureusement eile eut bientöt le sort de beau-coup d’aulres societes savantes : son protecteur, etant devenuCardinal, oublia d’encourager l’Aeadömie del Cimento, qui bien-löt apres eessa d’exister. Parmi les travaux de l’Academie deFlorence qui Interessent plus directement la cliimie, on trouvedes experiences fort remarquables sur le changement des cou-leurs ä l’aide des reactifs; sur la cristallisation des sels dansl’eau; sur la fusion des mMaux ; sur la Vaporisation de dilierenlsliquides; sur la dissolution des coraux dans le vinaigre, etc. (5).
(1) G. Lilai, Ilisloire des Sciences mathemaiiques en llalie, t. IV, p. 250.
(2) Targioni Tazzetti, Notizie , t. I, p. 11, § vmx, \\x, p. 100-104.
(3) Itcgistro d’esperien/.e eil osserva/.ioni naturali satte dal serenissimo gran-duca Ferdinando 11 e da alcuni suoi cortigiani, etc.; voy. Targioni Toz/.ctti, t. II,p. 1, append. II, n. \x. p. 103-182.
(4) J.-U. Nclli, Saggio d'isloria lelteruria ßorenlina del secolo XVII, p. 82ct 99.
(5) Saggi di nalurali esperienze falte nell' Academia del Cimento j Fircnz.,1000, in-fbl. J.-l'li. Cecclii eil lit paraitre unc Secunde edition in-fol. Une troi-siemeparuta Vcnisc en 1711 , jn-4", et une quatrieme Und., en 1701, iu-S". Deuxedilions furent publiees ä Naples, l’une en 1091, rauhe en 1714, in-lol. 1,’edition