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IIISTOIRE DE IA CHIillE.
des mödicamenls chimiques. On y trouve quelquesbonnes mö-thodes , döcrites avec une rare simplicitö. C’est pour la prä-miere fois qu’on y lit, pour la pröparation de la pierre infernale,le procödcque l’on emploie encore aujourd’hui.
Glaser paraitötre le vörilable inventeur du nitrale d’argent fon-du dans des lingotieres. Gitons ici ses propres paroles : « Apresavoir saitcristalliserla dissolution d’argent dans l’eau-forte, mel-ier ce sei (nitrate d’argent cristallisö) dans un bon creuset d’Al-lemagne un peu grand, ä cause que la maliöre en bouillant aucommencement s’enfle, et pourrait verser et s’enperdre; mettezvotre creuset sur petit feu, jusqu’ö ce que les öbullitions soientpassöes, que votre maliöre s’abaisse au fond; et environ ce teinps-14 vous augmenterez un peu le feu, et vous verrez votre matiörecomme de l’huile au fond du creuset, laquelle vous verserezdans une lingotiöre bien nette et un peu chaufföe auparavant,et vous la trouverez dure comme pierre, laquelle vous garderezdans une boite pour vos usages (1). »
Le crislal mineral ou sei prunelle (Sulfate de potasse fundn)s’obtenaiten projetant des ileurs de soufre sur dunitre en fusion.« Faites fondre, dit l’auteur, un lilre de salpetre bien purisiödans un bon creuset. — Dös qu’il sera fundn et rendu bien cou-lant, jetez-ypeu ä peu une once de Ileurs de soulphre; et lors-qu’elles seront exhalöes, jetez le salpölre dans une bassine biennette, et l’estendez comme une plaque, laquelle on peut rompreetgarder söchement dans quelque vase bien bouch6(2). »
On appelait ce sei pierre de prunelle (lapis pnmellce) , parcequ’il ötait employö comme un reinöde efficace contre les flövresprunelles ou ardentes.
Le sei antifebrile est ce qui fut plus tard appelö sei polychrestede Glaser (de 7 to)>uxp»](ttoc , trös-utile). C’etait du sulfate de po-tasse impur, pröpare L peu prös de la meine fagon que le seiprunelle (3).
h’huile ou liqucur corrosive d’arsenic ötait le chlorure d’ar-senic, obtenu en soumettant L la distillation un mölange de par-ties ögales de rögule d’arsenic et de sublimö corrosif. « Celteliqueur, dit Glaser, a les meines propriötös que le beurre
(1) Edil. Paris, 1663, p. 96.
(2) Tratte de chimie, p. 205.
(3) Ibid., p. 2o6.