TROISIEME EPOQÜE.
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d’antimoine; mais eile est bien plus violente. » — Aprfes quetaute la liqueur butyreuse avait etc recueillie, l’opdrateur chan-geait de rdcipient, et activait le feu pour süparer le mercure (1).
Nous ne nous arrßterons pas sur la preparation du büzoard mi-ndral, de l’or diaphordtique, du bäume de sopfre, du magisterede bismuth (sous-nitrate obtenu en traitant le nitrate de bis—muth par un excbs d’eau), et de tant d’autres compositions chi-mieo-pharmaceutiques, dont Guy-Patin, contemporain de Glaser,s’est moque spirituellement dans ses Lettres.
Chr. Glaser 6lait un habile manipulateur, appr6ciant tautel’importance des dötails de pratique. II disait de lui-meme, avecun noble orgueil : « Je fais profession de ne dire rien que ce queje sqay, et de n’escrire rien que ce quej’aye iait(2). »
§19.
IVirolas Lcnier» (3).
Lemery appartient moins ä 1’liistoire de la chimie qu’ä l’his-toirede la pharmacie, ä laquelle il a rendu de grands Services.Moins philosophe peut-61re que Lesebvre, et peu versö dans laconnaissance des anciens, il se distingue par la clarte de sa Me-thode et par l’exposition des faits.
Nicolas Lemery naquit h Hauen, en 1643. Son 6ducation pre-mifere ful assez nögligde. Aprös avoirpassö plusieurs ann6es dansle laboratoire d’un de ses parcnts , pour s’initier aux Manipula-tion s pharmaceutiques, il vint L Paris pour y suivre les leqonsde Christophe Glaser, alors dümonstrateur de chimie au Jardindu Roi. Quelques anndes aprtzs, on letrouve ä Montpellier, debu-tantavec succes dans la Carriere du professorat. Riebe de con-naissances praliques, il revint ä Paris, oü ses leqons de chimieattirerent bientöt un nombreux auditoire (4).
Lemery itait protestant. Au moment delareaction religieusequi devait ötre couronnde par la revocation de l’ddit Nantes, il
(!) Tratte de chimie, p. 255.
( 2 ) Ibid ,, Pröfacc, p. in.
(3) L’orthographe ancienne, qu’il saut conserver, est Lemery, et non · Lemery.
(4) M. Dumas a trace dans ses Lecons sur la Philosophie chimique (Paris,1837, in-8°, p. 04) un tabieau anime du cours brillant que Lemery faisait, en1672, dans la rue Galande, alors peuplde d’eleves.