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HISTOIBE DE LA CI1IMIE.
§ 21 .
Pendant que Hierne dirigeait ä Stockholm les travaux chimi-ques qui s’executaientdans le laboratoirc du roi de Suede, Hom-berg faisait ä Paris de brillantes expöriences dans le laboratoircdu duc d’Orleans.
CSiiillaume Ilomberg.
Homberg appartient ä la grande dcole de la philosophie ex-perimentale, inauguröe par Bacon, Galileo et Boyle. CommeGlauber, il n’dcrivait pas pour plaire aux liommes, mais pourdire ce qu’il croyait etre la veritö. Ses travaux sont inspirös parl’amour le plus pur de la science. C’ötait enfin un cbimiste quiavait des connaissances tres-variees, et, ce qui vaut mieux en-core, c’ötait un honnete liommc.
Homberg naquit, le8,janvier 1032 , äBatavia, Capitale de 1’ile deJava: il elaitfds d’un officier au Service de la Compagnie hol-landaise des Indes orienlalcs. Son pere l’envoya de bonne heureen Europe, et lui fit faire ses premieres ötudes au college d’Ams-terdam. Le jeune ecolier, deslinö au barreau, alla, par oböis-sance h ses parents, suivre des cours de droit aux univcrsitösd’Idna et de Leipzig, et se fit rccevoir, ä Läge de vingt-deux aus,avocat ä Magdebourg, ville natale d’Otlo de Gudrike.
Mais Homberg n’eut aucun gout pour la profession d’avocat.Aussi, au lieu de se ddbattre au milieu des'turpitudes liumaineset des arguties de la chicane, aima-t-il mieux se livrer auxSciences d’observation, et s’exercer ä la lecture du grand livrede la nature. Les plautes et les astres fixerent d’abord son alten-tion. «Il devint ainsi, comme dit Fontenelle, bolaniste et as-tronome sans y penser, et en quelque sorte a son insu. » Son goütpour les Sciences alla de Mir en jour en augmentant, et finit parl’eloignei· entiercment des affaires du barreau. Ses parents et sesamis insisterent, etvoulurent mßme lelorcerä semarier, afin dele ramener ä l’exercice de sa profession, en lui inspirant le goütdu bien-Ltre materiel. Dös lors Homberg n’ecouta plus que savoixInterieure, qui etaitplus sorte que celle de ses parents; ilbrisa ses relations de famiile, et se mit ii parcourir presque tousles pays de l’Europe, pour suivre ses penchants naturels. Il 4tu-dia ä Padoue la mödecine et la botanique ; ä Bologne et ä Lon-