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Tome second.
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TROISIEME EPOQUE.

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dres il apprit lachimie;ä Rome, la möcanique et l’optique;ä Leyde, l’anatomie. Riche de toutes ces connaissances, il se ren-dit L Wittemberg, universitd alors trbs-cdlebre, ety obtint legrade de docteur en mödecine. Dans le cours de ses voyages, ilvisila les mines d’Allemagne, de Hongrie, de Bohöme, de Subde,recherchant partout lasociitd des savants; il entretenait des rap-ports intimes avec les honames les plus illustres de son 6poque,dont plusieurs avaient ete ses maitres, comme Otto de Guerike,Boyle, Celio, Graaf, le celöbre anatomiste.

En 1682, Colbert, instruit du merite de Homberg, attira cesavant en France par des öftres avantageuses. Homberg se fixa äParis; mais, peu de temps apres , il perdit' son protecteur. Aban-donne de sesparents et denudde ressources, il accepta avec jöiele present d’un lingot d’or que lui fit uu alchimisle de ses amis,voulant le convaincre de la possibilitd de faire de l’or. 11 en retira400 fr. Gelte sommelui servit pour retourner, en 1685, ä Romeou il se livra, pour vivre, ä l’exercice de la medecine. L’abbd Bi-gnonle rappela en 1691 ä Paris, et le fit nommer membre del’Academie des Sciences. Un an apres, le duc d’Orleans, lememequi devint regenten 1715, clioisit Homberg pour son maitre etddmonstrateur de cbimie ; puis, en 1717, il le nomma son Pre-mier mddecin, et attacha ä cette fonction un trat lernen! con-siddrable. Ce prince dclaird possedait un des plus beauxlaboratoires de l’Europe ou il se livrait avec passion L· la cbi-mie, augrand etonnement d’une cour ou I’on s’occupait de touteautre chose que de seien ce. Ghimiste, dans la bouche descourtisans d’alors, elait presque synonyme] d’empoisonneür. Ilne saut donc pas s’etonner qu’ä la mort du Dauphin et de sonfils, on ait dirig^ d’injustes supgons contrq le neveu de Louis XIVet son maitre de cbimie.

Homberg epousa, ä l’age de cinquante-six ans, Iafilleduce-lebre mddecin Dodart, et fut heureux de trouver dans sa com-pagne une Sympathie parfaite de caraclere et de goüt. M me Hom-berg airnait la cbimie avec taut d’ardeur, qu’elleservaitä son marid’aide et de preparateur. La mort surprit Homberg au milieu deses travaux, ä la suite d’une dyssenterie chronique. Il mourut en1715, le 24septembre, la mtoe annde ou son illustre dlöve pritles renes du gouvernement, sous la minoritd de Louis XV.

« Jamais, dit son biographe et collegue, jamais on n’a eu desmoeurs plus douces et plus sociables. Une Philosophie saine et