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Tome second.
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I1ISTOIRE DE LA CIIIMfE.

paisible le disposaitä recevoir sans trouble Ies diffdrenls evene-ments de la vie. A cetle tranquillite d’äme tiennent nöcessaire-ment la probitö et ladroiture. »

Ces paroles de Fontenelle, qui connaissait Homberg dans savie intime, nous dispensent de tout eloge.

Travaux <le Homberg.

Homberg n’a pas publie de corps de doctrines. Ses travauxont ete imprimes sous forme de memoires dans la collection del’Academie des Sciences, oü on pourra les lire ä cöt6 des m<$-moires de Cassini, de Roemer, de Lemery, de Mariotte, de Bo-relli, tous collegues et contemporains de Homberg.

Nous avons dejä dit plus baut (1) que Homberg fit le premierconnaitre en France la döcouvertc du phosphore, dont il donna,d'apres Runckel, une description dbtaillöe.

Homberg se mit aussi, un des Premiers, a examiner les pro-prietes de ce nouveaa corps. II essaya de ddmontrer que la llammedu phosphore est plus intense que celle du feu ordinaire.

« Lorsqu’on s’est brüle, dit-il, avec le phosphore, l’endroitbrül6 de la chair devient jaune, dur, et creux comme un mor-ceau de corne que l’on auralt touchd avec un fcr rouge ; sou-vent il ne s’y fait point d’ampoule, comme il s’en fält aux autresbrulures ; et, quand on met quelque onguent sur la blessure, ils’en separe une escarre deux ou troisjours apres, comme si l’ony avait mis un caüstique; ce qui montre que la flamme du phos-phore est plus ardente que celle du feu ordinaire... La flammedu phosphore allumera toujours le camphre, qu’on l’ecrase ouqu’on ne l’6crase pas ; ce qui fait voir que le camphre est bienplus inflammable que le soufre et la poudre ti canon (2). »

Pour faire des exp6riencesdivertissantes, l’auteurrecommanded’incorporer le phosphore dans une pommade, et de s’en frotterle visage : celui-ci paraitra lumineux dans l’obscuritö.

Le phosphore n’etait point encore consideri comme un corpssimple : « C’etait la partie laplus grasse de l’urine, concentriedans une lerre fort inflammable (3) ».

(1) Voy. pag.197 de ce volume.

(2) Mimoires de l’Acadöniie des Sciences, t. X, p. 110, 30 fevrier 1092.

(3) Ibid., Memoire presentc le 30 aviil 1692.