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Tome second.
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UISXOinE DE LA CHEMIE.

mcme ceux qui s’y connaissent le moins. II n’y a cependant pointde regle certaine pour connaitre l’espöce de mdtal que renfermeune mine par le seul aspect de sa couleur; il saut ndcessaire-ment recourir L l’analyse. Potosi et les autres montagnes desprovinces ou il y a des mines d’argent sont ordinairementjaunes comme le froment mür. Les dminences de Seapi, de Pe-reyra, de Lipas, qui donnent du cuivre, sont de la meine cou-leur (1).

Les mines d’argent les plus riches se rencontraient dans le dis-trict de Charcas. Tont cepays n’dtait, selon Barba, pour ainsidire, qu’une vaste mine. « On a ddcouvert, dit-il, jusqu’ä prä-sent plus de quaranle-sept mines, et on a des Indices certainsde plusieurs autres trös-riches; mais les naturels du pays föntIons leurs efforts pour les cacher.

« Toutes les mines, ajoute-t-il, qu’on travaille actuellement auPerouont dtdtrouvees etessaydes par les Espagnols. Onn’a jamaispu ddcouvrir aucune mine d’argent qui eüt dte exploitde ancien-nement par les Indiens. Quand on a voulu forcer les naturels dupays ä les montrer, il se sont luds eux-m6mes. On est cependantassure qu’ils avaient autrefois des mines d’argent trös-abon-dantes. Cftaque petit canton, du temps des Incas, avait sa minepart.iculiöre. On trouve dans les rues de leurs bourgades, et dansles murailles de leurs maisons, du mdtal de bon aloi. Quand jevins prendre possession de mon presbylöre, les rues de Borogoictaient parsemdes d’un minerai trös-riche; je le recueillis, et enfls mon prosit. Les Indiens m’apportaient souvent des mineraisd’argent qu’ils tiraient de mines inconnues aux Espagnols (2). »

C’est ce mystöre, dont les indigenes semblaient envelopperleurs richesses, qui stimulait au plus haut degrd la cupidite fd-roce des Espagnols.

Tont entier L l’exploitation des mines d’or et d’argent, on ne-gligeait complelement celle des mines de cuivre, de plomb, defer, etc., dont le Pdrou abondait plus qu’aucun autre pays. Onfaisait venir de l’Europc le ler, la couperose, l’alun et les autresmatiöres qui se consommaient au Perou, pendant que ce paysauraitpu, selon l’aveu möme de Barba, en fournir suffisammentä tont l’univers.

(1 ) EI arte deloa mclales, liv. I, c. xxiv.

(2) Ibid., liv. I, c. xxviii.