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Tome second.
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II IST01HE DE LA CHI-MIE.

Pyrendes. Ces mines surent enlierement abandonndes apres lamort du roi.

Le mdmoire du )maitre des monnaies de Bordeaux sur lesmines des Pyrdnees sut publie, en 1032, par le sils de Malus,qui l’accompagna de rdllexions dconomiques fort curieuses.« Tous les aus, dil-il, 11 part de la Gascogne, delaBiscaye et desprovinces voisines, beaucoup d’hommes, plus de dix mille, quivonten Espagne faire le labeur et aulre ceuvre penible de cettenation arrogante et paresseuse, au lieu des Morisques, cy-devanthabilanls de la Grenade, qu’ils ont chassez; car, si Sa Majeste(Louis XIII) les retenoit pour le mesmesalaire qu’ils recoiventdes Espagnols, et les faisoit travailler ä ses mines , eile en reti-reroit les ricbesses, et d’aulre part eile affameroit ses voisinspeu affectionnez ou plustost de toujours et ;\ toujours cnnemis,et les ruineroit plus par ce moyen juste et legitime que si eilegagnoit dix batailles sur eux. Et puis, oulreces volontaires, dontla France est toujours assez abondante, qui empcschera que l’ony conduise les vagabonds dies vicieux, voire mesme les mutilezen quelques-uns de leurs membres? Celui qui n’aura pas dejambes, avec les mains peut bien tirer les mines que l’on luymeltra devant; et celui qui n’aura qu’un bras et une main, nepourra-t-il pas manier la manivelle de quelque Instrument derouage; comme aussiceuxquin’auronlque des jambes, d’ailleursvalides, ne pourront-ils pas entrer dedans des roues appliqueesä des macliincs pour les faire mouvoir? Car, maintenanl plusriches en inventions des roachines, soit pour tirer les eaux quepour les autres travaux, ne ponrrons-nous pas lacilement mettreun chacun en besogne et faire travailler utilement? Aussi bien ,quelque part qu’ils soient, la Franceies nourrit; ils ne despen-dront pas davantage de vivrc lä qu’ailleurs (2). »

Ce fut vers cc temps que vint en France la baronne de Bcau-soleil, fameuse avenluriere qui promeltait au Cardinal de Richelieude rendre le roi de France le monarque le plus riebe de lachre-lientd. Elle fit paraitre deux niömoircs, dont l’un, inlilulc :Veritable declaration saile au roy et nosseirjneitrs de son conseil,des riches el inestimables thresors nouvellement decouverls dans leroyaume de France, etait dcclie ä LouisXIII, — I’aulre adrosse au

(1) Avis dos riches mines (l’or et (l’argont, et de to»tos espeeos <le metaux otmineraux dos monts Pyrönecs , par lc sieur de Malus; Iß32, in-'i°. Tinpriinö danslc t. II de la Metallurgie d’AI. ßarba; Paris, 1751, in-12, p.