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Tome second.
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TROISIEME EPOQUE.

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Si les travaux de tous ces alcliimistes avaient ite faits d’apresles principes posis par les anciens, a savoir, que les metaux sontdes corps composes des memes eleinents, mais dans des propor-tions differentes, etqu’il nes’agit quedetrouverceselementsetcesproportions pour faire de l’or et de Pargent; que le fer, leplomb,l’etain, etc. , sont des metaux auxquels il faudrait enlever leurs im-puretis pour les amener ä Ia perfection ; si leurs travaux, dis-je, avaient eti faits d’apris les doctrines d’AIbertle Grand et deRoger Bacon, il n’y aurait qu’ä leur donner des eloges. Mais,quand ces philosophes hermetiques, comme iis s’appelaient eux-mimes , soutiennent dogmatiquement que les legendes de 1’Ii-glise, les douze apötres, les mytlies de Jupiter, de Mercure,d’Hercule, de Jason, ne sont autre chose que des Symboles delcur grand oeuvre, et qu’ils pretcudent faire de Por avec leslaches jaunes d’une salamandre, enlevees avec un outil con-serve pendant trois foistrois lunes dans le venire d’un crapaudprisla veille de Ia Saint-Jean, sous un ebene portant un gui au som-niet, ou quand iis racontent qu’avec une dose presque inflnife-simale d’une poudrejaune ou rouge, projelee sur du plomb, de1’etain ou du mercure, on peut transformer des masses de ces me-taux en or ou en argen t, quand des hommes mettent en avant depareilles idies, iis meritent d’ötre fustiges avec les verges de lasalire.

Il y a deux sortes d’alchimistes : lesuns consacrent leurs vcillesau progres de la Science ; les aulres ne s’en servent que pours’enriehir. Les premi e rs soni dignes d’eloges, les derniers doi-vent cire fletris (1).

moins les personnes qui eil avaient comiaissanee ne la conimnniquaienl qu’avecbeaucoupde mystöre, et d’une nianiere fort inconiplütc.

Ch. Poterius donna le pvcinier, dans sa Pharmacie spacjyrique,l& dcscripliondetaillee du proeede pour obtenir le phosphore de Botognc. Ce pvoeede consistailä reduire la jiierre eu poudre, ii l’lmiuccter d’cau et d’un peu de lilanc d’u ut, aeu faire des especes de pastilles i|ue l’on saupondrait de poussittre de cliarbon, ctque l’on eliauliail pendant 4 a 5 beures a un leu violent. Si ees paslillcs 11 ’aUiraientpas encorcassezdeluiiuere, onles sounietta;t äune nouvelle calcination avec ducliarbon. — On sait que la pierre pesantc de Bolognc li est autre ebose que du sul-(atc de baryte, lequcl, etant ralcind avec du cliarbon, se transsornie eil sulsure debaryum pyropliorique. C’est ce sulsure paifaileinent sec qui parait luiniucuxdans l’obscurite, apres avoir etc prealablement expose aux rayons du soleil.

(1) Lenglet-Duiresnoy rapporle plusieurs bistoires de projection que le lecteurcuricujipmirraliredaii.sl’7/istoirede/o plülosophiehennötique, t. Jt. Mais alorsil