1IIST0IRE DE LA CHIMIE.
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tant d’autres, inipossible de clianger des docUines qu’il avaittoujours professies. Malgre ce genre d’obstinatioa, plus com-mun qu’on ne s’imagine, il faisait preuve de beaucoup de mo-deration dans ses jugements, et d’une grande riserve dans sesaffirmations : il ne connaissait ni 1’aigreur, ni 1’emportement del'amour-propre blessd.
Macquer avait parlagö plusieurs de ses travaux avec Beaumö.Mais celui-ci, moins obstind que son ami, se rallia plus tard1'rancliement aux doctrines de la chimie pneumatique.
Macquer mourut en 1784, l’äge de soixante-quatre ans. SonCours et son Dictionnaire de chimie, qui furent traduits dans lesprincipales langues d’Europe, contribuerent beaucoup i röpandrele goüt de cette Science.
Outre les m£moires cites, on a de lui : Observaiions sur lachaux et sur le plätre (1); — Sur une nouvelle espece de teinturebleue, dans laguelle il nentre ni pastel ni indigo (2); — Sur unenouvelle methode du comte de la Carage pour dissoudre les me-taux (3); — Sur un nouveau metal connu sous le nom d'or blanc(platine) (4); — Sur les argilcs et la fusibilile de cette espece deterre avec les terres calcaires ,8); — Sur les essais des matteresd'or et d’argent (Beliot, TilletetMacquer) (6); — Sur l'action d’unseu violent de charbon appliquc « plusieurs terres, pierres etchaux mdlalliqucs (7).
§ 23.
Tillet.
Tillet fut un des principaux collaborateurs de Macquer. On luidoit des exp6riences physiologiques bien remarquables, surles degres extraordinaires de chaleur, auxquels 1'bomme et lesanimaux sont capables de risister ( Mem.de VAcademie, annee1764, page 186); il pr6sentaä l’Acadömie, en 1763, un memoire
(1) M6m. de VAcad., annee 1747, p. «78.
(2) Ibici., ann. 1749, p. 255.
(3) IbW., ann. 1755, p. 25.
(4) Ibid., ann. 1758, p. 119.
(5) lbid., meme ann«e. p. 155.
(«) Ibid., ann. 1763, p. i.
(7) Ibid., ann. 1761, p. 298.