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Tome second.
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TR01SIEME EFOQUJ5.

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cessd de brüler sous cloche, saute du renouvellement de l’air,öprouvd sur les animaux, ne les a pas fait perir, comme celuides effervescences et des rdductions mötalliques, quoiqu’il 6tei-gnlt la bougie dans le moment meine oü il en touchait laflamme (1).» S

Quand donc les hommes eomprendront-ils combien ils de-vraient etre rdservös dans leurs jugements, et que la mise encommun de tous leurs efforts n’est pas de trop dans la recherchede la verite!

L’objectif de toutes ces experiences etait que «la calcina-tion des metaux dans des vaisseaux exactement fermes cessedös que la partie fixable de l’air qui y est contenu a disparn;que l’air se trouve diminud d’environ un vingtiöme, par l’effetde la calcination, et que le poids du metal se trouve augmented’autant». (l’est de ce fait-lä que vont dksormais rayonner lesprincipaux travaux de Lavoisier.

Des 1774 le celöbre chimiste lut k l’Academie, dans la seancepublique de la Saint-Martin, son beau memoire intituld : Sur lacalcination cle l'etain dans les vaisseaux fermes et sur la cause deVaugmentation de poids qu’acquiert ce metal pendant cette Opera-tion.

La vörite allait ensin, comme l’avait fait la fortune, sourire äLavoisier, quand le prestige d’unhomme celebre vintse jeterä latraverse. La plupart des chimistes et des physiciens contempo-rains de Lavoisier ne juraient que par l’autorite de Robert Boyle.Ce grand experimentateur croyait et 6tait parvenu ii faire croireque la mattere de la flamme et du feu pönetvail ä travers la sub-stance du verre, qu’elle se combinait avec les mdtaux, et que c’6-tait ä cette union qu’etait due la conversion des mdtaux en chauxet l’augmentation de poids qu’ils acqueraient.

Cette opinion semblait devoir venir ii l’appui de la theorie duphlogistique.

Lavoisier entreprit donc de contröler les experiences de Boyle,et, pour proceder avec methode, il fit le raisonnement suivant:« Si, se disait-il, l’augmentation du poids des rnötaux calcinösdans les vaisseaux fermes est due, comme le pensait Boyle, äl’addition de la matiere du feu qui penetre ä travers les pures

(1) Ce rapport, publii le 7 decembre 1773, a (H6 reproduit äla fin des Oput-eules physiques et chimiques de Lavoisier, p. 369-387.