Band 
Tome second.
Seite
502
JPEG-Download
 

505

HIST0IRE VE LA CIII1IIE.

du verre et se combine avec le mdtal, ii s’ensuivra que si, aprbsavoir introduit une quantitd connue de mdtal dans un vaisseaude verre et 1’avoir scell6 herm6tiquement, on en d6termine exac-tement le poids, qu’on procfede ensuite L ia calcination par leseu des charbons, comme I'a fait Boyle, enfln qu’on repbse lemtzme vaisseau aprbs la calcination, avant de 1’ouvrir, son poidsdevra se trouver augment6'de tonte la quantite de matibre duseu qui s’est introduite pendant Ia calcination. Si, au contraire,l’augmentation du poids de la chaux metallique n’est point dueö la combinaison de la matiore du seu, ni d’aucune matidre ext6-rieure, mais h. la fixation d’une portion d’air contenu dans lacapacite du vaisseau, le vaisseau ne devra point 6tre plus pesantaprbs la calcination qu’auparavant, il devra seulement se trouveren partie vide d’air, et ce n’est que du moment oü la portiond’air manquante sera rentree que l’augmentation du poids desvaisseaux devra avoir lien. »

Fort de ce raisonnement, Lavoisier rdpdta les expiriences deBoyle, en les variant trds-ingönieusement. II en conclut qu’onne peut calciner qu’une quantitd döterminee d’ötain dans unequantitd d’air donnee, et que «les cornues scellies hermetique-ment, pesies avant et aprfes Ia calcination de la portion d’dtainqu’elles contiennent, ne prisentent aucune difförence de pesan-teur, ce qui prouve evidemment que l’augmentation de poidsqu’acquiert le m6tal ne provient ni de la matibre du seu, ni d’au-cune mati6re ext6rieure L la cornue.»

Lavoisier remarque aussi, en passant, «que la portion de1’air qui se combine avec les mßtaux est un peu plus lourde quecelle de Patmosphere, et que celle qui reste aprös la calcinationest, au contraire, un peu plus 16gbre; de sorte que dans cettesupposition l’air atmosphdrique fournirait, relativement ä sapesanteur sp6ciflque, un resultat moyen entre ces deux airs. »— « Mais, ajoute-t-il aussitöt, il laut des preuves plus directesque je n’en ai pour pouvoir prononcer sur cet objet... C’est lesort de tous ceux qui s’occupent de recherches pbysiques etchimiques d’apercevoir un nouveau pas L faire sitöt qu’ils enont fait un premier, car iis ne donneraient jamais rien au pu-blic, s’ils attendaient qu’ils eussent atteint le but de la carrierequi se präsente successivement L eux, et qui parait s’etendre hmesure qu’ils avancent. »

Quelle pönötration ! Ce que Lavoisier n’osait dnoncer que sous