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Tome second.
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IIISTOIRE DE IA ClllMlE.

Tous les chimistes anglais partagerentalors cette maniere de voir.

Lavoisier, qui s’6tait, de son cöt6, occupö de la rßduction deschaux (oxydes) mötalliques au moyen de l’hydrogöne, ne puts’empßcher de moutrer ä Blagden combien l’explicalion donneepar Priestley Mait contraire aux iaits. « J’observai, dit-il, queM. Priestley n’a pas fait attention ä une circonstance Capitalequi a lieu dans cette expßrience (la reduction du miuium parl’hydrogene), c’est que le plomb (oxyde de plomb), loin d’aug-menter de poids, diminue au contraire de pres d’un douzieme.Mais, d’un autre cötd, il ne reste, aprös cette Operation, desluide elastique d’aucune espfece; non-seulement on ne retrouvepas dans la cloche d’air vital, rnais Fair inilammable lui-möme,qui la remplissait, disparait; donc les produits ne sont plusdans l’6tat aöriforme; ct, puisque, d’un autre cöt6, il est prouvöque l’un est un composö d’air inilammable et d’air d6phlogis-tiqud (oxygöne), il est clair que M. Priestley a forme de l’eausans s’en douter. »

Cette maniere de voir, la seule vraie, que ne partageait alorsni Cavendish (1), ni Watt (2), devait dejä, L defaut d’autrespreuves, sufflre pour assurer ä Lavqisier l’honneur de la de-couverte de la decomposition de Ve.au.

En terminanl ceddtail historique, vivement controverse, nousajouterons que, d’apres Lavoisier, l’eau est composöe d’oxygeneet d’hydrogöne dans la proportion de 85 parties contre 45; etque la densitä de l’oxygenc est un peu plus forte que celle deFair, tandis que la densite de l’hydrogene n’est que d’environun douzieme de celle de l’air/Ces nombres ne s’Moignent pasbeaucoup de ceux qui ont 6t6 trouves plus tard.

mteiliotle nnnly —Leröle que Lavoisier voyait jouer ä

l’oxygenc dansl’analyse de Fair, de l’eau, de l’acide carbonique,

(1) Eu soulenant que » l’air ddpUlogistiqud est »le l’eau pvivde de plilogisti-que » (voy. Ic passage citd p. 519), Cavendisli admettait, eomme Priestley,I’idcntitc du phlogistique avec l’hydrogene qui devait, dans ces experiences dereduction, se rombincr avec le mclal pour le rcvivificr.

(2) James Watt, ä qui on a voulu altribucr la ddeouverte de la composilionde l’eau, considcrait aussi l’air intlannnablc cominc identique avec le phlogisti-que. Voy. 1 'Eloge de James Wa/t, dans le t. I, p. 501. des Nntk.es blographi-ques de Er. Arago.