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qu’oo yfait passer en pelite quanlite, gouüe ä-goulte, se dccom-pose en entier, et il n’en sorl aucune porlion par l’ouverlure Inte-rieure du canon. C’est qu’en esset l’oxygene se combine avee let'er et le calcine, en möme temps que l’hydrogene, devenu libre,se ddgageä l’dtataöriforme. Au commencementde l’exp6rience,la production d’hydrogene est tres-rapide; eile se ralentitbientöt, et eile arrive ä une uniform!te qui dure pendant plu-sieurs heures; enfin, au bout de 8 ä 10 heures, plus ou moins,suivant l’dpaisseur du canon, le passage de l’hydrogene se ra-lentit, et l’eau sinit par ressortir en totalite comme eile y etaitentrie, sans se decomposer. L’oxydalion est des lors achevee :tont le fer du canon se trouve converti en une substance noire,brillante, fragile, cristallisde en facettes comme la mine de ferspeculaire; on peut la rüduire en poudre, et eile ne differe enrien de ce qu’on appelle en pharmacie, sethiops martial.
Le phenomene n’est pas le meme, si au canon de fer on sub-stitue un canon de cuivre rouge : l’eau, apres avoir 6te rdduitcen vapeur dans la partie incandescente du tube, vient se con-denser par le refroidisseinent dans le Serpentin; il ne s’operequ’une simple distillation, et il n’y a ni calcination du cuivre,ni production d’air inilammable. Leite difförence d’aetion sug-gera ä Lavoisier l’idöe de classer les corps, et particulieremenlles metaux, suivant leur afflnitd pour l’oxygöne, c’est-ä-diresuivant qu’ils sont plus ou moins susceptibles de decomposerl’eau. L’idee d’une pareille classification, dont des chimistesplus rdeents se sont attribue le mörite, revient donc de droit äLavoisier.
Si l’eau peut se decomposer en calcinant, en oxydant les me-taux , eile devra aussi se recomposer en röduisant les oxydespar l’hydrogene. Lavoisier connaissait, comme il l’avoue lui-mßnie, les experiences de Priestley, sur la revivification deschaux melalliques dans fair inflammuble. Il y avail dte initie parBlagden, pendant le söjour que celui-ci fit ä Paris. Priestleyavait employe pour ses experiences un oxyde ou chaux deplomb, le miniiun. En voyant l’air inilammable disparaitre, ilen concluait que l’air inilammable se combinait avec le plombpour le revivilier et que, par consdquent, l’air inflammable etle phlogistique n’etaient qu’une seule et meine chose. Dansl’esprit de Priestley les chaux mötalliques ne cessörent donc ja-mais d’ctre des combinaisons d’un m6tal avec le phlogistique.