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Tome second.
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TROISIEiUE EFOQUE.

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seignements fort curieux : « Lors des desastres, y est-il dit,Berthollet avait dtd trds-mal pour I’empereur, qui en fut vrai-ment affectd, rdpetant plusieurs fois : « Quoi! Berthollet! monami Berthollet!.sur lequel j’aurais du taut compter!»—Au retour de Pile d’Elbe, Berthollet se hasarda ä reparaitre auxTuileries, faisaut dire par Monge ä l’empereur que, s’il n’en ob-tenait pas un regard, il se tueraitä la porte en sortant. Et l’empe-reur ne crut pas pouvoir lui refuser un sourire en passant devantlui. » — Que les savants, dignes de ce nom, apprennent par cetexemple que leur place n’est point dans les antichambres despuissants du jour.

Dans les dernidres anndes de sa vie, Berthollet eut de fre-quentes atteintes de goutte. II les combattait par la sobridtd etl’exercice : il faisait trds-souvent ä pied Ie trajet de Paris ä Ar-cueil. Il soul'frait depuis plusieurs jours d’un anthrax, quandla violence de la douleur le forca ä. recourir ä une consultation :il dtait trop tard; il mourut ä Arcueil, le 6 ddcembre 1822, äl’äge de soixante-quatorze ans.

Travanx «le Ifertliollel.

Ce fut ä l’äge de vingt-huit ans que Berthollet ddbuta dans lacarriere chimique par un mdmoire Sur la creme de tarlre, ins6rddans le Journal de Physique (fevrier 1776). L’analyse qu’il donnade ce sei ötait aussi complete qu’elle pouvait l'ötre. Il sd-para l’acide tartrique (alors appeld acide tartareux) par l’acidenitrique, et la potasse par la chaux ou par la magnösie. Quel-ques mois apres il publia des Observations sur Vair, brochurede 58 pages in-I2 (imprimde en 1776, chez Didot jeune), devenuerarissime. II y traite particuliörement de I’air fixe (gaz acide car-bonique) qu’il regarde comme I’un des principaux öldments del’engrais, et comme jouant, en gdneral, un trds-grand röle dansla nature. C’est pourquoi il voulait lui donner le nom d 'acideuniversel, et cherchait ä concilier l’existence de cet acide aveccelle du phlogistique.

Dans le m6me travail, l’auleur fait intervenir l’actio n de l’affi-nite dans la double composition des sels, et il laisse ddjäentre-voir ce qu’on est convenu d’appeler depuis la loi de Berthollet , etqu’onpeut dnoncer encestermes : «Sideux sels quelconques, A