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Tome second.
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HISTOIKE UE LA CIUM1E.

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moyenderelectricilö, par sesgazometres, parses observations surla combuslion du phosphore dans l’air raibliö. Bondt, Deiman,Paats, Van Troostwyk et Lauwerenburg, fbrmbrent ä Amsterdamune soci6te de chimistes, connus sous le noin de chimisles hol-landais, pour travailler en coiamuu au progres_de la science.Ces chimistes parvinrent les premiers, en 1788, ä decomposerl’eau par l’ölectricilö enr hydrogene et en oxygöne, et ä la recom-poser en soudroyant les deux gaz ainsi obtenus. Gette importanteexperience d’analyseet de Synthese tut repelee ä Paris par ChappeetSylvestre. Les meines chimistes hullandais constaterent au com-inencement de 1794, dans les sulfures mdtalliques et particulie-rement dans le sulfure de cuivre, la propriöte de brüler dansl’oxygene et de s’allumer dans des gaz irrespirahles. L’annde sui-vante, ils dtudierent, d’une maniöre spöciale, le gaz (hydrogenebicarbonö) qui se dögage pendant la röaetion de l’acide sulfu-rique sur l’alcool; ils lui trouverent, entre autres, la proprietede l'ormer une sol le d’huile avec le gaz acide murialique oxygdnö(chlore). Ce produit d'aspeeL oläagincux, — premier produit deSubstitution oü 1'hydrogene est remplacd par un 6gal volume dechlore, — regut alors le nomde gaz ole/iant ou d’huile des chi·mistes hollandais. Les dütails de cetle ddcouverte furent transmispar Van-Mons ä I’lnsli tut de France en ventöse an IV de la repu-bli(|ue (mars 1796). La Hollande, erigde en rßpublique batave ,btait alors en communaute d'idöes politiques avec la France. Lascience promettait d’en resserrer davantage les liens. AussiFourcroy put-il dire avec une lögilime contiance : « Tout an-nonceque lardpublique batave, dont le sol et la prosperitd sontles plus beaux et les plus dtonnants inonuments de l’industrie etdu genie, continuera ä cultiver la science chimique, et que ladoctrine franQaise y jettera de profondes racines et s’agrandirapar ses citoyens. »

L’llalie ne resla pas en arriöre de l’impulsion donnbe par leschimistes franqais. Giobert, Beauvoisin , le Chevalier Saint-Real,les comtes Mocozzo et Balbo s’occuperent h Turin de l’applica-tion de la chirnie nouvelle aux Sciences naturelles et aux arls.Dandolo publia itVenise une nomenclature clhinique italienne ,d’apres le modele de la nomenclature franQaise. A Florence,l’abbö Fonlana, d6jit bicn connu par ses recherches sur les fluidesdlasticjues et particulierement sur l’air fixe ( Journal de physique,octobre 1773), par son analysc de la malachite et par ses observa-