THOISIEME EPOQUE.
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lions sur l’air oü onl s6journ6 des fourmis (Journal de physique,juillet et septembre 1778), perfectionna les appareils chimiqueset mdteorologiques. A Pavie, ä Vßrone, ä Milan, äModfene,et dansd’autres villes de l’ltalie, la chimie frangaise eut des partisansnombreux, parmi lesquels il suffit de nornmer Volta, Landrini,Lorgna, Fortis, Venturi, Brugnatelli, Moscati.
L’Espagne elle-m6me voulut participer L l’elan donnd aux6tudes de la chimie par les döcouvertes recentes. Le gouverne-mentespagnoi crea des laboratoires, abondamment pourvus d’ins-truments et d’appareils, ä Madrid, ä Seville, ä Lad ix et dansd’autres villes. La plupart de ces Instruments avaient 6t6 fabriqufebParis par les ouvriersmßmes que Lavoisier avait employds. La no-menclature chimique tut officiellement adoptde, et les ouvragesfrauQais, oü setrouvaientexposees les nouvelles doctrines, fürentrapidement traduits et rdpandus en Espagne. Proust et Chaban-neau, qui avaient longtemps rösidß dans ce pays et possddaientparfaitementl’espagnol,y fürent les propagateurs z61ös del’ecolefrangaise.
De la Scandinavie, et plus particulierement de la Suede, on nedevait pas tarder ä voir sortir des chimistes dminents, dignescontinuateurs de Bergmann et de Scheele. Quant ä la Russie, eilesembla destinße ä n’avoir pour propagateurs de la Science quedes etrangers, notamment des Franqais et des Allemands.
Le Nouveau Monde meine ne demeura pas ßtranger ü ce mou-vement scientifique. Au Mexique et au Pdrou , oü abondenl lesmines d’or et d'argent, on sentit bientöt le besoin de se tenir aucourant des progres de la chimie. A ce besoin repondirent lestravaux de Delrio, Angulo, Delhuyar et Dandrada, qui s’ßtaientprincipalementlivrßsä l’analysedes produits ininßralogiques. LaRepubiique des Etats-Unis, qui prit un si rapide essor par l’acti-vitd sievreuse de ses citoyens, ne pouvait pas rester indifferenteau spectacle du developpementextraordinaire de la chimie, quis'est rendu tributaires tous les arts industriels et agricoles.
Mais la Science, fille du temps , est indßpendante de l’espace :ellen’appartientä aucune nation, ä aucune contrde spdciale; eileplane, comme l’esprit de verite, au-dessus du chaos des agita-tions humaines. Aussi ne fut-ce point un Franqais qui devait rea-liser les voeux et les predietions de Lavoisier.