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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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HonUK'.ES A PENDULE ET A I'OtDS. 11

hier. La diminution progressive de l'amplitude de ses oscillationsn’empêche pas que leur durée reste la même, comme cela résultede la première des lois qui viennent d’être énoncées ; et, par con-séquent, le mouvement du pendule réalise la succession non inter-rompue de phénomènes ayant tous la même durée, ce qui rentrecomplètement dans l’idée générale que nous nous sommes faite surla mesure artificielle du temps (§ 3). D'un autre côté, la seconde deslois trouvées par Galilée montre que l’on peut donner au penduleune longueur telle, que la durée de chacune de ses petites oscilla-tions soit précisément égale à l'unité de temps que l’on veut adopter.

Galilée, et quelques astronomes après lui, employèrent en effet lependule comme moyen de mesurer le temps dans leurs observa-tions astronomiques. Mais l’emploi de cet instrument, si simple enlui-même, présentait des difficultés, à cause de la nécessité desuivre tous ses mouvements pour compter les oscillations, et aussià cause du peu de temps au bout duquel un pendule abandonne àlui-même cesse d’effectuer des oscillations appréciables.

Peu de temps après, en 1687, lluygens eut l'heureuse idée deconstruire une horloge, en adaptant le pendule de Galilée aux an-ciennes horloges à poids. A partir de là, les indications fourniespar les horloges sont devenues incomparablement plus exactesqu’elles ne l'étaient auparavant, et cela a fait faire un pas immenseà l'astronomie d’observation.

§ 8. Horloges à pendule et A poids. — Dans les horlogesà poids dont nous avons parlé précédemment (§ 6), le poids moteurdonnait un mouvement de rotation à une série d’arbres horizon-taux communiquant entre eux au moyen de roues dentées ; et cemouvement d'ensemble était arrêté, à chaque instant, par l’actiondes palettes fixées à l'axe du balancier sur les dents de la roue derencontre. Les intervalles de temps compris entre les momentsd’arrêts successifs ainsi produits n’étaient pas parfaitement demême durée, ainsi que nous l'avons expliqué. Pour obvier à cetinconvénient, lluygens remplaça le régulateur à balancier, dontles mouvements alternatifs étaient uniquement le résultat de l'ac-tion du poids moteur, par un pendule dont les oscillations devaients’effectuer indépendamment de cette action ; et il disposa la ma-chine de manière que le mouvement des rouages fût arrêté à cha-cune de ces oscillations.

Diverses dispositions ont été successivement imaginées pourétablir la liaison entre les rouages et le pendule. La partie du mé-canisme qui a pour objet d’établir cette liaison , par l’intermédiairede laquelle le pendule arrête périodiquement le mouvement produit