MONTRES ET (CHRONOMÈTRES. 25
sur lus rouages par l'inlermédiaire d'une fusée. A cet effet, onenferme le ressort dans un tambour A, fig. 20 , qu’on nomme lebarillet ; sur la surface de ce barillet est fixée l'extrémité d’unechaîne articulée B, qui, après avoir fait un certain nombre de tourssur cette surface, vient s'enrouler sur une sorte de tambour coni-que C, et s’y fixe par sa seconde extrémité. C’est ce tambour co-nique qui porte le nom de fusée; il présente une rainure, en formed’hélice, dans laquelle viennent se placer les tours successifs dela chaîne. Lorsque le ressort est complètement tendu, la chaîne estenroulée sur toute la surface de la fusée ; elle s’en détache du côté
Fig. 20.
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de sa petite base, et vient se terminer sur la surface du barillet,qu'elle ne touche que dans une petite longueur. Le ressort a sonextrémité intérieure fixe, et son extrémité extérieure attachée à lacirconférence du barillet: en se détendant, il fait tourner le baril-let, et communique un mouvement de même sens à la fusée, parl’intermédiaire de la chaîne. Celle-ci se déroule sur la fusée, ets’enroule sur le barillet, et.le mouvement ne cesse de se produireque lorsqu’elle est entièrement déroulée sur la fusée, de manièreà s'en détacher du côté de la grande base. On voit que, pendanttout ce mouvement, la tension de la chaîne, qui est produite parla force du ressort, va constamment en diminuant ; mais aussi celtetension agit sur la fusée à l'extrémité d’un bras de levier de plusen plus grand ; et l'on conçoit qu’on ait déterminé la forme de lafusée de manière qu’il y ait une compensation exacte, c'est-à-direde manière que l’action de la chaîne produise le même effet qu’uneforce constante appliquée à l'extrémité d'un bras de levier inva-riable. Le mouvement de rotation que prend la fusée, sous l’actionde la chaîne, se transmet à tout le mécanisme, par l’intermédiairede la roue D, que la fusée entraîne en tournant.
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