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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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MSION DUS OIUET.

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corps lumineux placé dans son voisinage, on peut considérer chaquepoint de sa surface comme envoyant des'rayons de lumière dansloutes les.directions possibles en dehors de cette surface. Pourregarder ce corps,- on place son œil de manière à permettre à unecertaine quantité des rayons de lumière , qui sont émis par la sur-face du corps, de pénétrer à travers l’ouverture de la prunelle;ces rayons éprouvent dans l’intérieur de l'œil des déviations occa-sionnées par les diverses matières transparentes qu’ils ont à tra-verser, et ils arrivent enfin sur la rétine, où ils produisent unesensation qui détermine la vision du corps. Supposons maintenantqu'on rapproche son œil de l’objet que l'on regarde; la vision decet objet se modifie, et les modifications qu’elle éprouve peuvent(Mro étudiées sous trois points de vue differents : 1° sous le rapportde la netteté de la vision, 2” sous le rapport de la grandeur appa-rente de l’objet, 3° enfin sous le rapport de la clarté apparente dela surface de cet objet.

Voyons d'abord ce qui se rapporte à la netteté de la vision.Lorsqu'on se met successivement à diverses distances d’un corpspour le regarder, on voit plus ou moins nettement les détails queprésente sa surface; et il existe une certaine distance pour laquelleces détails se distinguent mieux que pour toute autre distance.C’est ainsi que, si l’on veut lire dans un livre dont les caractèressont très fins, on place naturellement le livre à une certaine distancedes yeux : cette distance est telle que les caractères se voient mieuxque si le livre était plus près ou plus loin. Cette distance particu-lière, qui correspond à la plus grande netteté de la vision, se nommela distance de la. vae distincte. Elle n’est pas la môme pour tout lemonde; souvent môme elle est différente pour les deux yeux d'unemême personne. Sa valeur est ordinairement do 2 à 3 décimè-tres. En général, on peut dire que la vision d’un objet est plusou moins nette, suivant que la distance de cet objet à l’œil se rap-proche plus ou moins de la distance de la vue distincte.

Considérons maintenant la vision sous le rapport de la grandeurapparente de l'objet. Si l’on regarde le corps M, fiy. 32, en pla-çant son œil ’ au

point O, la ligne a

droite qui joint deuxpoints A et 15 de cecorps sera vue sousun certain angle

AOH. Mais si l'œil, au lieu d'ètre en O, vient se placer en O’, à unedistance de M , moitié de la distance précédente, la ligne AB sera