AA 1NSTR. QLI SKHV. A AIH'.M. l.A Pl'lSSAKCE DE I.A U'E.perdent pas toute leur divergence; niais après qu’ils l’ont traversée,ils semblent venir d’un point «, situé au delà du point A, sur leprolongement de la ligne AO qui passe par ce point A et par lecentre optique O de la loupe. Les rayons qui partent du point 11
éprouvent également des déviations telles qu’ils semblent venir dupoint b, situé sur le prolongement do la ligne BO; et il en est demême pour tous les autres points de l’objet A1L L’œil, qui est placéde l’autre côté de la loupe, et qui reçoit les rayons de lumière éma-nant de cet objet, éprouve donc la iqôme impression que si la loupen’existait pas et que l'objet AB fût remplacé par un objet do mômeforme ab L’image ub, que l’œil aperçoit, est plus ou moins éloi-gnée de la loupe, et par suite de l’œil, suivant que l’objet AB estplus ou moins [très du foyer F. On conçoit donc que l'on [misseplacer l’objet à une telle distance de ce foyer, que l'image ab setrouve reportée à la distance do la vue distincte (§ 19). 11 en ré-sultera que l’œil pourra voir nettement les détails de cotte image,dont les dimensions sont d’ailleurs beaucoup plus grandes que cellesde l’objet qu’elle remplace; et c'est ce qu’on exprime en disant quela loupe grossit les objets.
Il est bien clair que, plus le foyer F sera près de la lentille, [tinsl’objet AB devra lui-même en être près pour être observé commenous venons do lo dire, et plus par conséquent le rapport des di-mensions de l'image ab à celle de l'objet sera grand; puisque cetteimage doit toujours être placée à une mémo distance de l'œil, etpar suite de la loupe. Le grossissement de la loupe dépend donc dela distance qui existe entre elle et son foyer ; cette distance estd’autant plus petite que les rayons des surfaces sphériques de lalentille sont eux-mèrpes plus petits.
§ 23. Lunettes. — Les lunettes, dont on se sert dans les ob-servations astronomiques, sont des instruments formés par la com-binaison de plusieurs lentilles, au moyen desquelles on peul voir