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les objets beaucoup mieux que si on les regardait à l’œil nu. Unelunette, réduite à sa plus grande simplicité, se compose : !" d'unelentille convergente L, fuj. US, destinée à produire une image «6
Fig. ts.
de l'objet AB que l’on observe, conformément à ce que nous avonsexpliqué précédemment (§ 21); 2° d'une seconde lentille L', quin'est autre chose qu’une loupe (§22), destinée à grossir l'image né.Lapremièredeces deux lentilles, celle quiest tournée vers l'objet AB,se nomme pour cette raison l'objectif; la seconde, près de laquellel’observateur met son œil pour regarder dans la lunette, se nommel 'oculaire. Ces deux lentilles sont montées aux deux extrémitésd’un tuyau noirci à l'intérieur, et destiné à empêcher qu’il n'ar-rive à l'oculaire des rayons lumineux autres que ceux qui viennentdirectement de l'objectif. Ce tuyau, dont la présence n'est pasindispensable, sert en outre à relier l’oculaire et l'objectif l’un àl'autre, de sorte qu'il suffit de le faire mouvoir, pour déplacer à lafois les deux lentilles, et amener ainsi la lunette à se diriger verstel objet que l’on veut.
L image ab ne se produit pas toujours à la même distance del'objectif; elle s’en rapproche plus ou moins, suivant que l’objet ABest plus ou moins éloigné. Cette image se produit au foyer même del'objectif, lorsque l’objet AB est assez éloigné pour que les rayonsque chacun de ses points envoie sur toute la surface de l'objectif{missent être considérés comme parallèles entre eux ; c'est ce quiarrive toutes les fois que l'on observe un astre. D'un autre côté, laposition de l'oculaire par rapport à l’image ab varie suivant la vuede l'observateur, puisque cette position doit être telle que l’image ahse trouve reportée en a'b', à la distance de la vue distincte, dis-tance qui change d'un individu à un autre. C’est pour cette doubleraison que l’oculaire est adapté à un petit tuyau que l'on enfonceplus ou moins dans le tuyau principal, pour établir une distanceconvenable entre les deux lentilles.
§ 2i. Voyons de quelle manière la vision d'un objet se trouvemodiliée par l’interposition d’une pareille lunette entre l’objet etl’œil : et {tour cela examinons l'effet produit sous les trois points de