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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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.')() IN ST H. QUI SKIÏY. A AUG.M. I.A PUISSANCE l)K I.A VUE.môme objectif, elle a moins de longueur que la lunette ordinaire,en raison de la position que l'oculaire doit avoir par rapport àl'image produite par cet objectif. Ces deux avantages, qui n'ont pasune grande importance pour les observations astronomiques, ontfait conserver la disposition adoptée par Galilée, dans la construc-tion des lorgnettes de spectacle, dont le but principal est d’aug-menter considérablement la clarté apparente des objets, tout en lesfaisant voir avec beaucoup de netteté. Le grossissement, dans ceslorgnettes, s’élève rarement au delà de 3.

Le plus fort grossissement des lunettes dont Galilée s'est serv idans ses observations astronomiques est de 32. Quelque tempsaprès, lluvgens etCassini poussèrent ce grossissement jusqu'à I 00;pour cela ils donnèrent à leurs lunettes une longueur do plus do3 mètres.

Plus tard, vers I66t, Auzout construisit un objectif qui permet-tait d'obtenir un grossissement de 600; mais sa distance focaleétait de 98 mètres, et il aurait été bien difficile d’établir et de ma-nœuvrer une lunette d'une aussi grande longueur : aussi Auzoutsupprima-t-il le tuyau, qui, comme nous l avons dit (§23), n'estpas absolument indispensable. Une immense tour de bois avait étéconstruite peu de temps auparavant pour recevoir à son sommet leseaux élevées par la machine de Marly, et destinées à alimenter lesréservoirs du château de ce nom ; cette tour étant devenue inutile,lorsqu’on eut achevé l'aqueduc qui existe encore aujourd'hui, on latransporta dans les jardins de l'Observatoire de Paris; et c’est sursa partie supérieure qu’Auzout installa son objectif, en le dispo-sant de manière que son axe de ligure pût être dirigé vers la régiondu ciel que l'on voulait examiner. Quant à l'oculaire de cette im-mense lunette, il était tenu à la main par l’observateur, qui devaitnécessairement se placer près du lieu où se formait l image del'astre soumis à ses observations. On comprendra sans peine toutce qu'il y avait de gênant dans celte, disposition , qui obligeait1 observateur à changer de place à mesure que l'astre se déplaçaitdans le ciel, et à se mettre ainsi, tantôt au niveau du sol, tantôt àune hauteur plus ou moins grande, suivant que cet astre, s’élevaitplus ou moins au-dessus de l'horizon. D'ailleurs l’objectif et l'ocu-laire n'étant pas liés l'un à l’autre, comme dans les lunettes ordi-naires, il en résultait qu'ils n'étaient presque jamais orientés l'uncomme l’autre, et que par suite les images observées manquaientde netteté.

On se demande naturellement pourquoi l’on augmentait ainsioutre mesure la distance focale de l’objectif, et par conséquent la