TÉLESCOPES. 53
la lunette sur la face supérieure du cadre C, autour du boulonqui se trouve vers l'extrémité nn de ce cadre. L'observateur, touten ayant l’œil à l'oculaire de la lunette, peut donc très facilementchanger la direction de cet instrument, en manœuvrant l’une desmanivelles s d'une main, et le boulon v do l'autre main : la mani-velle fait élever ou abaisser le plan du cadre C, et le bouton rpermet dp faire varier la direction de la lunette sur ce plan.
Le pied tout entier, dont nous venons d'indiquer la disposition,doit naturellement être placé d’abord de manière que la lunette soità peu près dirigée vers le point du ciel où l’on veut faire des obser-vations. A cet effet on se sort des roulettes B, B, au moyen des-quelles on peut le déplacer comme on .veut. Mais lorsqu’il a étéainsi amené dans une position convenable, il est important qu'ilne conserve plus la mobilité que lui donnent les roulettes B, 11. alinque la lunette soit bien fixéedans chacune des directions qu'on luidonne à l'aide des manivelles s et du bouton c. C’est pour cela queles roulettes B, B, ne sont pas directement adaptées au bâti AA,un levier x, que l’on peut élever ou abaisser, en le saisissant par lapoignée qui le termine, fait monter ou descendre les roulettes par rap-port au bâti. Lorsqu'on les a fait monter ainsi, elles ne touchent plusle sol ; le bâti s’appuie alors par les trois pieds 11', B', qui sont dansleur voisinage; et le tout acquiert une stabilité beaucoup plus grande.
Une petite lunette z est ordinairement adaptée au tuyau de lalunette E qui doit servir aux observations. Cette petite lunetteporte le nom de chercheur. Elle est destinée à faciliter l’opérationqui consiste à diriger la lunette E vers l’astre qu’on veut observer.Le champ de cette petite lunette est beaucoup plus grand que celuide la grande; en sorte que, en mettant l’œil à son oculaire, onaperçoit le ciel dans une étendue bien plus considérable, et I onpeut découvrir l’astre que l’on cherche, lors même qu'on est encoreun peu loin d’avoir dirigé la lunette exactement vers cet astre.On voit alors comment on doit déplacer la lunette, pour lui donnerla direction convenable.
§ 27. Tél«'seo|ies. — La réilexion de la lumière, sur des miroirssphériques donne lieu à la production d’images, tout aussi bienque son passage à travers des verres lenticulaires. Si un objet Ali,fig. 33, est placé en avant d'un miroir concave M, les rayons lumi •lieux, émanés des différents points dé cet objet, qui tombent sur lasurface du miroir, y sont réfléchis dans différentes directions. I.esrayons partis du point A ont, après leur réilexion, des directions quipassent très sensiblement par un même point a ; ceux qui partent,du point 11 vont également passer par un point b: et il en est de