TÉLESCOPES. 57
sert à la grossir, ol à en observer les détails. Au moyen de cettedisposition, le télescope s'emploie absolument de la même manièrequ'une lunette; l'œil qui y est appliqué regarde dans la direction dol'objet observé. De plus, il est aisé de voir que l'image de cet ob-jet n'est pas renversée, comme elle l'eût été sans la présence dusecond miroir N.
Newton, qui n'avait pas connaissance du télescope de Grégory,imagina également, en 1666, un moyen d'observer l’image pro-duite par un miroir concave. 11 disposa, à cet effet, un miroir planN, fig. 55, incliné de 45" sur l'axe du miroir M, de manière à
Fig. 55.
réfléchir latéralement les rayons lumineux qui partent de ce mi-roir. Ces rayons, qui sans cela auraient formé l'image ab, viennentproduire une image a'b' que l’on peut observer au moyen d'unoculaire O adapté au tuyau de la lunette. Le télescope de Newtonest moins commode que celui de Grégory, parce que, pour s’enservir, il faut regarder dans une direction perpendiculaire à celledo l’objet que l’on observe.
llerschel, qui a tiré un si grand parti du télescope, a adopté unodisposition différente des deux précédentes, pour les télescopes degrandes dimensions. La réflexion de la lumière, sur une surfacemétallique polie, ne peut pas se faire sans qu'il y ail perte d uneportion très notable de cette lumière; il était donc à désirer, pourno pas trop diminuer la clarté des images, qu'on pût se passer dusecond miroir employé par Newton et Grégory. C'est ce que fitllerschel, en inclinant un peu le miroir courbe par rapport autuyau qui lui était adapté, l’ar ce moyen, l'image d'un objet placédans la direction du tuyau se trouvait rejetée un peu de côté,comme on le voit sur la fig. 56; et il pouvait l’observer à l’aided'un oculaire, en se plaçant de manière à tourner le dos à l’objet. IIest bien clair que la tète de l’observateur vient ainsi masquer uneportion de l’ouverture du tuyau, et arrêter par conséquent une partiede la lumière qui, sans cela, pourrait tomber sur la surface du mi-roir courbe; aussi cette disposition n’est-elle avantageuse (pie