72 INSTRUMENTS QUI SERVENT A LA MESURE DES ANC LES.ties égales, ce vernier permettra d’évaluer les arcs en trentièmesd'un demi-degré, c'est-à-dire en minutes.
Théoriquement parlant, le vernier permet d’évaluer les longueursrectilignes, ou les arcs de cercle, en parties aussi petites qu'on vêtitdes divisions de la règle ou du limbe gradué; mais en réalité cettesubdivision ne peut pas être poussée au delà d’une certaine limite.Les trqits que l’on a tracés, soit sur le limbe, soit sur le vernier,ont nécessairement une certaine largeur. Si l’on veut construire unvernier de manière à évaluer des fractions de lignes ou d’arcs pluspetites que la largeur même des traits de division, il arrivera qu'iln’y aura pas qu'une seule coïncidence entre un des traits du vernieret un de ceux de la règle ou du limbe gradué; cette coïncidenceaura lieu pour plusieurs traits consécutifs, et il en résultera qu’onne saura pas au juste à laquelle do ces coïncidences on devra s'ar-rêter. Dans ce cas, on prendra naturellement celle qui occuperasensiblement le milieu parmi les autres. On conçoit donc qu'unvernier ne peut donner les valeurs de lignes droites ou d’arcs decercle en fractions très petites de l’unité principale, qu’autant queles divisions sont marquées au moyen de traits extrêmementlins et d’une très grande précision : on regarde alors les divisionsen se servant d’une loupe que l'on tient à la main , ou bien qui estndaptéo à cet effet à l'instrument lui-même.
§ 36. Le vernier n'est guère em-ployé , pour fractionner les divisionsd’un cercle, que dans les instruments
Eig. ti
portatifs. Dans les instruments lixesdes observatoires , on lui substituede préférence le micromètre , quipermet de pousser l’exactitude plusloin. Le micromètre n’est, autrechose qu’une sorte de petite lunette àstallée d’une manière invariable enlimbe CD, qui dans ce cas fait corps avec la lunette de l’instru-
réticule AB , fig. 72 , ih--regard des divisions du