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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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Ih INSTRUMENTS QUI SERVENT A r.A MESURE DES ANC UES.min que l'on évaluera facilement en minutes et secondes. Suppo-sons, par exemple, que le limbe soit divisé de 5 en S minutes, quela vis du micromètre doive faire exactement 10 tours pour faireparcourir une division entière au point de croisement des fils,et que le contour de la tète de cette vis soit divisé en 60 partieségales : chaque tour de la vis fera marcher le réticule d’une quan-tité égale à l'arc de 30" pris sur le limbe, et chaque division de latête de la vis correspondra à un arc d une demi-seconde.

Un petit miroir b, fig. 72 , fixé au micromètre, est disposé demanière à renvoyer la lumière d'une lampe ou d'un bec de gazsur la partie des divisions du limbe qui so trouve en face du mi-cromètre, afin qu'on puisse voir convenablement ces divisions. Lemiroir 6, qui se trouve placé entre le limbe et l’objectif du micro-mètre , est d’ailleurs percé d une ouverture centrale destinéeà laisser passer les rayons lumineux partis du limbe , qui doi-vent tomber sur l’objectif pour pénétrer à l'intérieur du micro-mètre.

§ 37. Répétition «les angles. — L’exactitude de la mesured'un angle dépend de différentes circonstances, qui se rapportent,les unes au moyen de visée que l'on emploie, les autres à la lec-ture de cet angle sur le limbe gradué de l’instrument. La lecturede l’angle peut donner lieu à des erreurs d’une grande importance,surtout lorsqu'on se sert d’instruments portatifs, qui, par celamôme, ne peuvent pas avoir de grandes dimensions. Ces erreursproviennent, soit de ce que la graduation du cercle présente desdéfauts presque inévitables, soit de ce que le vernier ne permetpas de pousser assez loin la subdivision des parties du cercle. Ona imaginé un moyen très ingénieux de se mettre à l'abri de cegenre d’erreurs : ce moyen consiste dans la répétition des angles.Voici quel en est le principe.

Concevons que, par une série d'opérations successives, on par-vienne à faire décrire à l’axe optique de la lunette adaptée à uncercle, plusieurs fois de suite et dans le môme sens, l'angle donton veut trouver la valeur; de telle sorte qtie la lunette ait tourneen totalité, autour du centre du cercle, d’tm angle égal à un mul-tiple de l’angle cherché, se composant par exemple de dix fois cetangle. On lira sur le limbe la valeur de l’angle total ; puis en divi-sant cette valeur par 10, on aura celle de l’angle cherché. Maissi, en opérant ainsi, on commet une erreur dans la lecture del’angle multiple, cette erreur se trouvera ensuite divisée par 10, eten conséquence il n’en résultera qu'une erreur dix fois moindresur l'angle simple; tandis que si l’on s’était contenté de mesurer