THÉODOLITE. 91
filiation, et l'on fixe ce cercle au limbe H dans cette position, à l'aidedo la pince c ; on fait alors tourner le limbo K avec tout ce qui lesurmonte, et l'on fait mouvoir en même temps la lunette G autourdu centre du cercle A, jusqu'à ce que Taxe optique de cetto lunettesoit exactement dirigé vers le premier des deux objets que l'onveut observer; on fixe le limbe K dans cotte position au moyen dela pince d, puis, après avoir desserré la pince e, on fait tourner lehaut de l'instrument autour de l'axe C, de manière à amener l'axeoptique de la lunette G à passer par le second objet: l'index ducercle qui se meut à l'intérieur du limbe lî a décrit par là, surco limbe, un arc servant de mesure à l'angle cherché, arc donton peut liro la valeur sur la graduation, si l'on no veut pas répé-ter l'angle. Si l’on veut employer le principe de la répétition desangles, on fixe le haut de l'instrument au limbe E, dans la nou-velle position qu’on lui a donnée ; on desserre la pince d, et l'onfait tourner le limbe E avec tout ce qui est au-dessus de lui, jus-qu’à ce que la lunelto G soit de nouveau dirigée vers le premierobjet; on arrête alors le cercle E dans cette position, en le fixantau moyen de la pince d, puis on en détache la partie supérieurede l'instrument, que l'on fait tourner jusqu’à ce que la lunette Gvise le second objet: il est clair que, par là, l’index du cercle in-térieur au limbe E a décrit un nouvel arc égal à celui qu'il avaitdéjà décrit dans la première opération. En continuant de la mêmemanière, on peut faire parcourirà cet index un arc trois fois, qua-tre fois, cinq fois,... plus grand que celui qui sert de mesure àl'angle cherché; la lecture de cet arc multiple fournira donc unevaleur très exacte de l’angle. Cette lecture se fait, comme dans lecercle répétiteur, au moyen de plusieurs verniers dont les divisionssont éclairées par de petites platines do verre dépoli m, m ; desmicroscopes n, n, peuvent être amenés au-dessus do ces verniers,afin qu'on puisse en observer facilement les indications.
Le théodolite peut être employé, aussi bien quo le cercle répé-titeur, pour la mesuro des distances zénithales (§ A4). Dans cecas, c’est sur le cercle vertical A quo se fait la lecture de l'angle, ouplutôt du multiple de cet angle qui résulte des opérations effectuées.
§ i7. Pour définir la direction suivant laquelle on aperçoit unobjet, on peut indiquer l'angle que cotte direction fait avec la-ver-ticale, et en outre l'angle que le plan vertical qui contient l'objetfait avec un plan vertical particulier pris pour plan de comparai-son ; la connaissance de ces deux angles suffit en effet, pour qu'onsache, sans aucune ambiguïté, dans quelle direction se trouvel’objet. Le premier est co quo nous avons nommé la distance