92 INSTRUMENTS QUI SERVENT A LA MESURE DES ANGI.ES.zénithale de l'objet ; le second se nomme son azimut Le théodoliteest éminemment propre à fournir à la fois les valeurs de ces deuxangles, pourvu néanmoins que l'on ne veuille pas en effectuer larépétition. Concevons, en effet, que le limbe F ait été fixé à l'aidede la pince d, dans une position telle que, lorsque l'index qui semeut le long de ces divisions se trouve en face du zéro, la lu-nette G soit dirigée dans le pian vertical fixe h partir duquel secomptent les azimuts ; concevons de plus que le limbe A ait é!éplacé de telle manière, que l'index mobile avec la lunette G soit auzéro du limbe, lorsque l’axe optique de la lunette est exactementvertical. Il suffira de faire tourner tout le haut de l instrument au-tour de l'axo C., sans entraîner le limbe K , et la lunette G autourdu centre du cercle A , sans que ce cercle tourne, jusqu'à ce quel'axe optique de la lunette soit dirigé vers l'objet particulier donton s’occupe : l'azimut do cet objet sera fourni par le cercle lî, etsa distance zénithale par le cercle A.
Le cercle horizontal K est, pour cette raison , souvent désignésous le nom de cercle azimutal. Il en est do même du petit cerclegradué que l'on voit au bas de la colonne du cercle, répétiteur,fig. 74 (page 76), et qui sert également à mesurer les azimuts,quoique d'uno manière beaucoup moins exacte.
§ 48. Sextant. — La mesure d'un angle, effectuée au moyend’un des instruments dont nous venons de parler, suppose essen-tiellement quo l'instrument repose sur un support parfaitementfixe : aussi ne peuvent-ils pas servir aux marins pendant leursvoyages, à cause de la mobilité des navires qui les portent. Lesmarins ont cependant besoin de mesurer de temps en temps cer-tains angles, afin de déterminer la position où ils se trouvent : c’estpour cela qu'on a imaginé les instruments à réflexion , qui peuventêtre employés sans avoir besoin de reposer sur un support fixe, etqui permettent de mesurer un angle au moyen d une seule visée,l’armi les instruments à réflexion, le sextant est le plus employé ;c’est le seul que nous décrirons.
Le sextant, fig. 95, se compose d'un limbe gradué AA, quiforme à peu près la sixième partie d’un cercle entier (d’où le nomdesMtunt). lieux miroirs plans IL C, lui sont adaptés perpendi-culairement à sa surface, et sont destinés à réfléchir les rayons delumière qui viennent des objets visés , ainsi quo nous allons l’ex-pliquer. Une lunette DF, fixée à l'un des bords do l'instrument, estdirigée vers le petit miroir G, et sert à recueillir les rayons do lu-mière qui en émanent, pour les introduire dans l'œil. Ce petit mi-roir C est fixe sur le sextant ; mais il n'en est pas do même du