MOUVEMENT DIURNE DU CIEL.
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se trouve par là complètement expliquée; voyons maintenant ce quidoit arriver dans le cas d'une planète.
Une étoile peut être assimilée à un point lumineux, puisque lesplus fortes lunettes la font toujours voir sans dimensions apprécia-bles , mais il n'en est pas de môme d’une planète, dont les dimen-sions sont rendues très sensibles par l’emploi des lunettes. Lesrayons lumineux qu'une planète nous envoie sont donc dans lesmêmes conditions que s'ils venaient d’une agglomération de pointslumineux très rapprochés les uns des autres, mais pas assez pourse confondre en un seul. Chacun de ces points lumineux, pris isolé-ment, doit se comporter comme une étoile; les rayons qu'il envoiedans l’œil doivent éprouver des interférences variables d'un instantà un autre ; en un mot, s'il était seul, on le verrait scintiller. Lesdivers points lumineux, que nous supposons placés à côté les uns desautres, scintillent tous ensemble ; mais leurs scintillations sont gé-néralement discordantes. Tandis que l’un d eux jette un vif éclat,un autre semble s'éteindre; lorsque le premier se colore en rouge,le second prend une teinte verte ou bleue. Ce n’est, qu'accidentelle-ment que les scintillations de ces divers points concordent, et alorsl'agglomération de ces points scintille elle-même; mais, le plus ha-bituellement les scintillations partielles se contrarient plus ou moins,et il en résulte, pour l'ensemble des points, une scintillation trèsfaible, sinon tout à fait nulle. On comprend, par là, comment il sefait que le phénomène de la scintillation est beaucoup moins pro-noncé pour les planètes que pour les étoiles, ce qui permet sou-vent de distinguer les unes des autres à la simple vue.
On a remarqué que la scintillation des astres se produit surtoutlorsque, l'air ayant été sec pendant quelque temps, de l’humiditévient à s'y répandre; en sorte que ce phénomène est, pour les ma-rins, un présage de mauvais temps. Ce fait vient confirmer l'expli-cation si ingénieuse et si salisfaisante que M. Arago a donnée dela scintillation, et que nous venons d'analyser rapidement. On voiten effet que, dans ces circonstances, l’air se trouve dans les con-ditions convenables pour agir inégalement sur les divers rayonsqu'un astre envoie à l'intérieur de l'œil, et pour déterminer les in-terférences qui donnent lieu au phénomène de la scintillation.
§ 63. Sphère céleste. — Les étoiles sont des corps disséminésdans l’espace, et isolés les uns des autres, ainsi que nous le verronsplus tard. Leurs distances à la terre doivent être très différentes.Ainsi deux étoiles qui nous paraissent voisines, peuvent être cepen-dant très éloignées l une de l'autre : nous les croyons voisines parceque nous les apercevons à peu près dans la même direction, et que