ROTATION l)K LA TKRIIK.
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Ions, et que nous nommons );i terre. Il est infiniment plus simpleet plus naturel d'admettre que ce mouvement diurne des étoilesn est qu’une apparence due à la rotation dont la terre est animéeautour d'un de ses diamètres.
La grande probabilité qui résulte de ces considérations, en fa-veur de la rotation de la terre, est encore augmentée par la com-paraison de la terre aux planètes. Ainsi que nous le verrons plustard, la terre doit être rangée parmi les planètes; or, l'observationfait voir que les planètes sont toutes animées de mouvements derotation sur elles-mêmes : il est donc tout naturel d’admettre quela terre possède aussi un pareil mouvement, et que c’est à cemouvement que sont dues les apparences du mouvement diurne.
En examinant la question au point de vue mécanique, on recon-naît encore que c'est la terre, et non l'ensemble des étoiles, quipossède un mouvement de rotation autour de la ligne des pôles. Sile mouvement diurne était attribué aux étoiles, chacune d'ellesE, E', E", fi(j. 129, décrirait uniformément un cercle situé dans un
plan perpendiculaire à la ligne des pôles Tl’ ; et les centres de cescercles seraient situés aux pieds C, C', G'', des perpendiculairesabaissées des diversesétoilessur cette ligne, c’est-à-dire en des pointsgénéralement très éloignés de la terre T. Mais on sait que, pourqu'un corps décrive un cercle d’un mouvement uniforme, il fautqu’il soit attiré vers le centre du cercle par une force constante,dont la grandeur dépend à la fois de la vitesse du corps et du rayondu cercle qu'il décrit : les étoiles E, E', E", ne pourraient donc semouvoir sur les cercles dont nous venons de parler, qu’autant qu'elles