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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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MOUVEMENT DIURNE DU CIEL.

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l’intervallo de temps compris entre un passage supérieur et le pas-sage inférieur suivant, est le même que l’intervalle de temps com-pris entre ce passage inférieur et le passage supérieur qui le suitimmédiatement : chacun de ces intervalles de temps doit être de12 heures sidérales. Dans le cas où l’on trouverait une différenceentre ces intervalles de temps, on en conclurait que le plan ver-tical décrit, par l’axe optique de la lunette ne coïncide pas avec leplan méridien ; et l’on déterminerait cette coïncidence en faisant

mouvoir horizontalement l'un desdeux coussinets, celui auquel onn'a pas touché lorsqu’on a rendul’axe de rotation horizontal. À ceteffet ce coussinet est muni d unevis, fig. 141, qui permet de ledéplacer d’une petite quantité, jus-qu'à ce que l’égalité des intervallesde temps compris entre les pas-sages successifs, supérieurs et in-férieurs, d'une même étoile circum-polaire, soit obtenue.

On doit remarquer que ces trois opérations, les seules que l’onait besoin d'effectuer pour s’assurer de la bonne installation d’unelunette méridienne, sont extrêmement simples, et peuvent êtrerépétées fréquemment par les astronomes, ce qui fait qu’on peutavoir une très grande confiance dans les résultats obtenus à l’aidedo cet instrument. 11 est vrai que, si l’on trouve quelque défautdans la position de la lunette, les tâtonnements que l’on a besoinde faire pour la rectifier peuvent être un peu longs, et demandermême plusieurs jours : mais il est extrêmement rare que cette cir-constance se présente. Une fois que la lunette a été bien installée,les vérifications auxquelles on la soumet de temps en temps ne fonthabituellement que constater qu’elle ne s’est pas dérangée, et nedemandent en réalité qu’un temps très court.

§ 84. 11 nous reste encore à faire connaître, relativement à lalunette méridienne, quelques détails que nous avons omis à dessein,dans la description succincte que nous en avons faite précédem-ment, afin de ne montrer d’abord que ce qui est essentiel et carac-téristique dans cet instrument.

Les piliers C, C, fig. 134 (page 151), sur lesquels la lunette re-pose, sont de forts massifs de maçonnerie, qui ont leurs fondationspropres, et qui sont entièrement indépendants du bâtiment danslequel la lunette est placée. Cette disposition a pour objet do mettre